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25 ans à voir les employés des journaux tomber comme des mouches

Cet article paru sur le site de TVA Nouvelles n’a rien de très encourageant pour le secteur de la presse, et, plus particulièrement, pour la presse écrite.

Depuis le début des années 1990, plus de 300 000 emplois se sont envolés en fumée à travers les journaux et les magazines chez nos voisins du sud. Comme si ce n’était pas assez, Internet n’a pas su créer suffisamment d’emplois pour combler les pertes.

Comme le rapporte l’article qui s’appuie sur des chiffres publiés par le département américain du Travail, peu d’autres industries ont subi autant les contrecoups du passage vers le numérique. Des 594 400 emplois qu’on dénombrait dans la presse écrite en mars 1990, pas moins de 317 600 sont disparus sur une période qui s’étend jusqu’au mois de mars dernier.

Imaginez : 53 % des emplois qui ont été perdus sur 25 ans.

Pourquoi n’en avons-nous pas été informés avant ?

Comme la plupart des titres imprimés ont continué de paraître durant cette période, on n’a pratiquement rien vu de cette hécatombe. En fait, le nombre de quotidiens n’a chuté que de 16 % sur la même période, comme le rapporte TVA Nouvelles.

Photo : bykst / Pixabay
Photo : bykst / Pixabay

 

Des emplois complètement perdus

Le plus désespérant de toute l’histoire, c’est que les emplois qui furent perdus n’ont pas été comblés par d’autres boulots sur les nouvelles plateformes, puisque seulement 169 300 postes ont été créées sur la même période dans le monde médiatique en ligne.

C’est dire qu’on a assisté à la perte nette de tout près de 149 000 bons emplois à cause de la migration vers le Web au cours du dernier quart de siècle.

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Les principales victimes ? Les employés affectés à la mise en page ainsi qu’à l’impression.

Il y a cependant peut-être un peu d’espoir.

Plusieurs croient que des jours un peu plus radieux sont à prévoir, puisqu’il y a une prise de conscience de plus en plus grande tant dans l’industrie que chez le public en général sur l’importance de pouvoir compter sur du journalisme consciencieux et efficace, plutôt qu’uniquement court et rapide.

Bref, on commence à se rendre compte que ce n’est pas tout de pouvoir compter sur beaucoup de nouvelles en un cours laps de temps. Encore faut-il savoir compter sur de l’info crédible, concrète et bonne à lire.

 

(Source : TVA Nouvelles)

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Simon Forgues

Agent (communications et développement) chez l'ARC du Canada
Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation.
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