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40 % de pure perte pour les annonceurs

Téléphone intelligent
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On entend dire à peu près partout que la publicité sur les supports mobiles est en pleine expansion. C’est un fait indéniable. Mais ce que peu de gens savent, c’est qu’une proportion plutôt impressionnante de cette publicité est en fait une dépense purement inutile pour les annonceurs.

Dans une étude publiée en juin par Trademob, et reprise depuis à plusieurs endroits sur le Web dont sur Fortune et CNN, on apprend que 40 % de la publicité affichée sur les supports mobiles s’envole en fumée dans des clics accidentels (22  %), ou, pire encore, des clics carrément frauduleux (18 %).

L’échantillonage est suffisamment grand pour être pris très au sérieux : 6 millions de clics de publicités mobiles en provenance de pas moins de dix réseaux publicitaires ont été vérifiés.

Les résultats sont troublants…

 

C’est la faute à mon doigt

Il s’agit d’un gaspillage incroyable pour les annonceurs qui voient ainsi partir en fumée 4 dollars sur 10 qu’ils ont investis en publicité.

Aucun média traditionnel ne génère de telles pertes pour les annonceurs, et ce, malgré le phénomène bien connu du zapping par exemple.

Le problème est d’autant plus criant que le trafic Internet en provenance des tablettes et des téléphones intelligents est en pleine croissance et atteignait le printemps dernier pas moins de 10 % de tout le trafic aux États-Unis.

Ce qui signifie qu’on n’en a pas fini avec le gaspillage d’argent.

Le problème résiderait entre autres dans la taille réduite des écrans de nos petits appareils mobiles, ce qui nuit à la précision des clics et amène bien des mobinautes à cliquer malgré eux sur des bannières publicitaires.

Mais, il n’y a pas que ça, comme on le constate dans l’étude.

 

La fraude est aussi omniprésente

S’il est déjà difficile pour un annonceur d’accepter que son budget puisse être dilapidé par des mobinautes aux doigts trop gros qui cliquent malencontreusement sur une bannière, la pilule est encore plus difficile à avaler quand on sait que bien des concepteurs d’applications vont jusqu’à enregistrer de faux clics afin de générer davantage de revenus.

Les techniques les plus complexes incluent des robots (botnets) ou encore des ordinateurs zombies modifiés pour prendre l’apparence d’appareils mobiles générant des clics.

Ce sont d’ailleurs plus de la moitié de ces clics frauduleux (56 %) qui proviennent de ces méthodes peux orthodoxes.

Parmi les autres stratagèmes, on trouve également des publicités déguisées comme des éléments du site mobile et sur lesquelles cliquent les mobinautes sans qu’ils ne s’attendent à cliquer sur de la publicité.

Ce phénomène génère de la frustration chez le mobinaute qui peut même aller, dans certains cas, jusqu’à ne plus consommer les biens et produits de l’annonceur, puisque ce dernier devient pour ainsi dire « coupable par association » d’avoir trompé le client potentiel.

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