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À quoi reconnaît-on très souvent un bon gestionnaire en radio ?

(Par Simon Forgues) – À quoi reconnaît-on très souvent un bon gestionnaire en radio ?

Ma question s’adresse tout particulièrement aux directions générales ainsi qu’aux propriétaires et administrateurs de stations radiophoniques.

 

Chacun dans son coin

D’aussi loin que je me souvienne dans mes deux décennies en radio, j’ai toujours, toujours assisté à certaines tensions entre les ventes et la programmation/musique (incluant le personnel en ondes).

Oh, pas toujours virulentes, certes. Mais de petites tensions quand même. Une sorte de relation amour-haine, oserais-je écrire. Comme un vieux couple.

C’est vrai en radio commerciale mais n’allez pas croire que ça n’existe pas en radio communautaire. Et qui est bien souvent responsable de ces tensions sans nécessairement s’en rendre compte ?

Commencez-vous à comprendre à quoi je veux en venir ? Alors, continuons…

 

L’œuf ou la poule

Tandis que les représentants publicitaires clament — quelquefois très haut et très fort — que sans les rentrées d’argent la programmation n’existerait pas, on entend dire de l’autre côté que sans la programmation et la musique il n’y aurait justement rien à vendre.

C’est un peu le débat de l’œuf et la poule à savoir lequel des deux est arrivé en premier. Qui a raison et qui a tort ?

Aucun n’est vainqueur à ce jeu. Vous non plus comme gestionnaire.

 

Respect, respect, respect

Voici un conseil : ne mettez aucun de vos employés sur un piédestal. Ou en tout cas, arrangez-vous pour qu’aucun d’entre eux n’ait l’impression que vous accordez davantage d’importance à l’un plus qu’à l’autre.

Quelques dirigeants en radio ont la fâcheuse tendance à percevoir les animateurs comme des denrées prêtes à consommer et à jeter, tandis qu’ils mettent sur un piédestal leurs représentants commerciaux.

C’est malheureux.

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Je sais que les excellents représentants commerciaux qui connaissent bien la radio ne courent pas les rues, et, qu’à l’inverse, on pourrait trouver demain matin une incroyable quantité de jeunes loups affamés d’un boulot en ondes.

Mais que gagne-t-on au juste à faire briller une auréole de sainteté au-dessus de la tête de nos représentants commerciaux ? Réponse : rien.

 

Un brin de lucidité s.v.p.

Poignée de mainSi votre ou vos représentants publicitaires ne travaillent pas en étroite collaboration avec le ou les responsables des programmes et de musique ainsi que vos animateurs, vous risquez de voir votre navire frapper un récif tôt ou tard.

À l’inverse, si votre programmation n’est pas construite afin d’offrir un maximum de chance aux représentants commerciaux de vendre la station, c’est le chômage annoncé pour plusieurs de vos employés dans un avenir rapproché.

 

Alors, je vous pose de nouveau la question. Savez-vous à quoi on reconnaît très souvent les bons gestionnaires en radio ?

 

À cette façon qu’ils ont justement d’aplanir ces petites tensions entre le service des ventes et le personnel de la programmation/musique (incluant les gens en ondes).

Je vous assure qu’une radio qui ne connaît à peu près pas de tension entre son service des ventes et son secteur programmation/musique est une radio menée la plupart du temps d’une main de maître.

Rappelez-vous que les animateurs radio et les représentants commerciaux sont des gens qui ont quelquefois un ego (un peu) surdimensionné, et que diriger une radio, ce n’est jamais autre chose au fond que de diriger une garderie.

Une belle grosse garderie mais une garderie quand même.

😉

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