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Ça donne quoi de prendre les auditeurs pour des poissons ?

(Par Simon Forgues) – Je vais sans doute passer pour un rabat-joie aux yeux de quelques-uns de mes collègues du monde de la radio, mais qu’à cela ne tienne.

En toute honnêteté, je n’ai jamais vraiment compris l’intérêt d’essayer d’appâter les auditeurs en leur inventant de fausses histoires le 1er avril, et, encore moins quand ce sont les journalistes qui font de telles conneries.

Voilà, c’est dit. Un goût bien personnel, remarquez.

Poisson dans un marché
Poisson dans un marchéJulie70 / Foter / CC BY-NC-ND

Non mais, il me semble qu’Internet foisonnent d’assez d’histoires invraisemblables et creuses de nos jours, sans qu’on ait besoin d’en rajouter une couche à la radio en plus. Non ?

On passe notre temps à essayer de faire comprendre au monde que, non, il ne faut pas croire tout ce qui se dit en ligne. Les hoax sont innombrables. J’insiste. Innombrables.

C’est d’ailleurs beaucoup pour ça que la radio jouit encore d’une opinion relativement favorable auprès de la population.

Les gens font confiance à la radio parce que la radio leur inspire confiance.

Et nous, on va leur faire courir des soldes qui n’existent pas ? Ou encore leur apprendre la fausse démission d’un politicien ? J’avoue que je ne saisis pas trop.

Pourtant, l’humour, ça me fait rire en général. De l’humour drôle, je veux dire. Ah, même de l’humour noir des fois.

Sauf que les médias traditionnels auraient tout intérêt, en tout cas selon moi, à ne pas déroger aux principes de qualité journalistique et éditoriale pour des prétextes aussi puérils que le poisson d’avril qui, entre vous et moi, intéresse bien plus les gamins de la maternelle que les adultes en âge de payer factures et hypothèque.

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Lundi d’ailleurs, l’agence de diffusion de communiqués de presse CNW servait des directives strictes aux organisations désireuses d’utiliser ses services pour lancer des poissons d’avril, une sorte de rappel dirais-je comme quoi on ne bâtit pas la réputation d’une marque auprès du public en refilant de fausses informations.

Si Le Gorafi, Le Navet ou encore Le Journal de Mourréal veulent raconter de fausses histoires, grand bien leur fasse. C’est leur travail. Ce sont des sites parodiques, et, en toute sincérité, leurs nouvelles me font très souvent rire.

On n’a qu’à lire les commentaires des gens sous chacune de leurs histoires inventées pour comprendre qu’il y a déjà suffisamment d’internautes qui tombent dans le panneau à chaque fois, sans qu’en plus des médias sérieux comme les nôtres remplissent leurs bulletins de nouvelles avec des récits fictifs.

Et vous, d’accord ou pas avec les poissons d’avril à la radio ?

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Simon Forgues

Agent (communications et développement) chez l'ARC du Canada
Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation.
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