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La carte cachée dans la manche des artistes ?

(Par Simon Forgues) – Le crowdfunding (financement participatif) est très à la mode ces jours-ci.

Mais à l’heure où la majorité des projets qui attirent le regard de la planète Web sont plus souvent qu’autrement technologiques, les artistes sont eux aussi de plus en plus nombreux à sauter dans la vague.

 

La carte caché dans la manche ?

Cette procédure constituerait-elle pour la pratique artistique une sorte de carte cachée dans la manche des créateurs ?

Une façon de s’affranchir des étiquettes et des lobbies ? De bénéficier d’un surplus d’autonomie ?

Ou, au contraire, ne serait-elle en fait qu’une paire de menottes virtuelles liant l’artiste à encore davantage de contributeurs à son succès ?

Toujours est-il qu’on assiste de plus en plus à l’émergence d’artistes grâce à cette façon de faire, et ce, dans diverses disciplines artistiques.

Des artistes qui n’hésitent pas à recourir aux contributions du public pour accoucher de leur œuvre. Les uns financeront un court ou un long métrage, les autres un album de chansons francophones.

 

Des exemples au sein de la communauté francophone

WANABI FARMEUR
WANABI FARMEUR

Ginette Ahier et Mathieu D’Astous, tous deux du Nouveau-Brunswick, n’ont pas hésité à recourir à la plateforme RocketHub pour financer l’enregistrement du tout premier album de leur nouveau groupe Wanabi Farmeur.

Les contributions, qui commencent dans leur cas à 10 $, permettent aux donateurs de jouir de divers privilèges, qui vont de la salutation et des remerciements sur Facebook, jusqu’au spectacle intime dans le salon du donateur, tout dépendant bien sûr du montant de la contribution.

ÉGALEMENT SUR NOTRE SITE :  Connexion impossible avec identifiant et mot de passe

 

Une idée nouvelle… qui n’en est pas vraiment une

Si à première vue l’idée peut sembler récente, c’est plutôt la plateforme qui l’est.

En effet, quand on y songe un peu, on s’aperçoit rapidement que l’idée de recourir aux contributions publiques pour financer un projet n’est pas nouvelle en elle-même.

Depuis des décennies, l’humain a recours aux contributions populaires pour tantôt bâtir une église, tantôt financer l’impression d’un journal ou même, dans le cas d’une radio communautaire, aménager un studio de mise en ondes.

Sauf que le financement populaire d’aujourd’hui qui profite d’Internet n’a rien à voir avec une époque révolue où l’on récoltait les dons sur le parvis de l’église.

Welcome dans le financement 2.0 ! De nos jours, le porte-à-porte se fait devant la porte “cathodique” des internautes.

Appelons ça le mécénat à plus petite échelle. Si vous aimeriez jouer les mécènes et contribuer au financement du disque de Mathieu et Ginette, alors c’est par-ici que ça se passe.

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