La radio qui parle parle, jase jase

(Par Simon Forgues) – C’est plutôt rare qu’un grand quotidien consacre des articles aussi approfondis sur la radio. Alors, autant en parler.

J’attire votre attention sur deux textes parus le weekend dernier dans le journal Le Soleil qui traitent justement de la radio, et plus particulièrement de la radio parlée.

Microphone ElectroVoice

Dans un premier article intitulé « La radio où tout le monde parle », l’auteur s’attarde à la région de Québec, un endroit qui a la particularité d’abriter une impressionnante quantité de stations radiophoniques qui parlent. Et beaucoup en plus.

Hormis quelques émissions musicales disséminées ici et là, et à travers lesquelles on distille une poignée de succès actuels ou passés en divers formats musicaux, dans plusieurs stations de Québec, on parle. Beaucoup. Le matin, le midi, en fin de journée, et même, dans certains cas, les soirs et le weekend. Mais, est-ce que quantité signifie nécessairement diversité ? C’est à voir.

 

Le second texte, « La radio de Québec et de Montréal, deux solitudes », évoque quant à lui l’immense fossé qui sépare la radio de la Vieille capitale et celle de la métropole québécoise.

Mais, ce n’est pas tant dans les styles musicaux qu’elles se distinguent l’une de l’autre, puisqu’on y retrouve souvent des formats musicaux relativement semblables, mais plutôt dans la façon de faire de la radio parlée, ce qu’on appelle plus communément de la talk radio dans le jargon.

Alors qu’à une place, on apporte des opinions, de la critique, des tribunes téléphoniques. À l’autre, on rapporte les faits, on analyse, on décortique. Deux styles qui plaisent. Ou qui déplaisent.

 

Deux articles du journaliste Normand Provencher qui démontrent bien à quel point une ville ou même une région complète peuvent influencer le style de radio qu’on y fait, et, à l’inverse, comme la radio peut avoir une certaine influence sur la population qui y habite.

Vous devriez vous aussi les lire sans tarder. J’ai  beaucoup apprécié ces deux textes.

Et vous, croyez-vous que la radio parlée est en quelque sorte la voie de l’avenir pour les stations traditionnelles ? Avec la multiplication de plateformes musicales, la radio qui joue essentiellement voire uniquement de la musique a-t-elle encore de beaux jours devant elle ?

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