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Le magazine… ce n’est pas que de l’imprimé

(Par Simon Forgues) – S’il est un style d’émission à la radio qui fait la part belle tant au contenant qu’au contenu, c’est bien le magazine.

Au Canada, La Semaine verte ou encore Les Années lumière à la Première chaîne de Radio-Canada en sont de brillants exemples.

Tandis que la première émission traite de sujets liés à l’agriculture et les questions environnementales au sens large, la seconde s’intéresse plutôt à l’actualité scientifique.

 

Qu’est-ce qui caractérise le magazine ?

Au risque de me répéter, c’est un format d’émission où l’on parle beaucoup. Des émissions d’une heure ou deux, rarement trois.

C’est un savant mélange entre les interventions d’un animateur, des entrevues, des discussions et des reportages.

Animateur radioMais le pivot central est toujours l’animateur.

Évidemment, la ou mêmes les thèmes choisis comptent pour une grande partie du succès, mais sans un animateur à la fois intéressé et intéressant, la formule risque de tomber à plat.

C’est autour de ses interventions, questions, interactions avec les invités et collaborateurs qu’est construite l’émission.

On ne parle pas d’une émission où l’on discute de façon stérile de la pluie et du beau temps. Le magazine doit enrichir l’auditeur en lui apprenant des choses, la plupart du temps par la vulgarisation et la compréhension.

 

Un petit calcul pour mesurer son impact

De tous les formats d’émission, c’est sans doute l’un de ceux qui comble le mieux vos besoins de créations orales pour respecter la Politique relative à la radio de campus et à la radio communautaire du CRTC.

Le Conseil exige que vous mettiez en ondes au moins 15 % de créations orales par semaine de radiodiffusion, et qu’elles soient toutes produites localement.

Sur une semaine de 126 heures, c’est dire qu’il vous faudra consacrer tout près de 19 heures (18.9) au contenu parlé.

C’est beaucoup, dites-vous ? Énorme, oui.

Dans une émission musicale, les interventions font rarement plus d’une à deux minutes. Si on fait entre quatre et cinq interventions à l’heure, il vous faudra plusieurs heures d’une seule émission de musique pour créer autant de contenu oral qu’un seul magazine radiophonique d’une heure.

ÉGALEMENT SUR NOTRE SITE :  Local, ça veut dire localement

 

Alors, on y parle de quoi ?

On pense à tort que le magazine radio requiert une préparation titanesque. Pas nécessairement.

N’oubliez pas qu’avec un animateur intéressant et curieux, qui pose de bonnes questions à ses invités, l’émission se bâtira presque d’elle même au fur et à mesure que vous la produirez.

Et j’exagère à peine…

Quels sujets pourriez-vous aborder dans des radios communautaires comme les vôtres ?

Un magazine hebdomadaire sur la politique municipale, par exemple. Ça pourrait être intéressant. On y interroge le maire et les conseillers municipaux, on y traite des dossiers préoccupants ainsi que des questions posées par les citoyens. Une fois par semaine, on y trace le bilan de la dernière réunion du conseil. Etc.

Dans une région agricole, on fera un magazine d’une heure dans lequel on donnera le prix des matières premières (grains, carburants, engrais, etc.), la valeur des denrées qui se transigent au Chicago Board of Trade et ailleurs dans le monde, des entrevues avec des spécialistes (mécanicien de machinerie lourde, météorologue, agriculteurs ou éleveurs, etc.), etc.

 

Quelques excellentes ressources en ligne

Voici en terminant quelques endroits où vous trouverez des informations sur la manière de construire votre magazine radiophonique et comment y insérer du contenu pertinent :

 

 

 

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