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Parlez-vous le politicien ? Voici 6 astuces pour qu’ils vous comprennent

Élections
knehcsg (looking for a Rokkor-X 35 f/1.8) / Foter / CC BY-SA

(Par Simon Forgues) – Je ne vous apprendrai rien si je vous dis que les Canadiens iront voter à un moment donné durant l’année 2015.

J’insiste sur « à un moment donné » car, dans les faits, même si la date officielle est fixée au 19 octobre 2015 pour les élections fédérales, la loi n’empêche pas le gouverneur général de dissoudre la Chambre.

Autrement dit, la notion d’élections à date fixe… ne signifie pas forcément qu’on ira voter à cette date-là.

Par exemple, le premier ministre pourrait déclencher des élections anticipées simplement parce qu’il le souhaite, ce qui s’est vu en outre en 2008, ou encore parce qu’il a perdu la confiance de la Chambre des communes, comme ce fut le cas aux élections de 2011.

 

Comment bien parler aux candidats des différentes formations politiques

Ici, je remercie la Fédération culturelle canadienne-française, qui, lors d’une réunion à laquelle j’avais pu assister il y a quelques mois, nous avait permis de rencontrer des experts de la politique ainsi que des représentants des trois principaux partis fédéraux à savoir le Parti conservateur, le Parti libéral et le Nouveau Parti démocratique.

Retenez bien ceci. Ce que je vous révèle n’a rien de vraiment secret. Rien.

Il s’agit simplement du gros bon sens. Des notions que nous devrions tous connaître et mettre en pratique dans plusieurs autres circonstances.

Vous augmenterez considérablement vos chances d’être entendus et compris si vous parlez le langage des gens auxquels vous vous adressez. Tout simplement.

 

Pourquoi je vous livre ces astuces ?

Parce qu’au cours de la campagne électorale, à titre de membres d’une organisation sans but lucratif, vous aimerez sans doute profiter de l’occasion pour solliciter des rencontres avec les candidats et leur demander ce qu’ils comptent faire pour aider votre secteur d’activité.

Augmenteront-ils les dépenses dans votre secteur ou, au contraire, comptent-ils les diminuer ? Est-ce qu’ils croient au potentiel de votre secteur d’activité ou pas du tout ?

Aucun politicien ne s’offusquera d’un tel billet. Au fond, ce ne sont que des conseils réalistes et logiques.

Ces astuces s’adressent d’ailleurs tant à des radios communautaires comme les nôtres qu’aux représentants d’autres organismes socio-communautaires. À vous de les mettre en pratique. Utilisez-les à bon escient…

 

1. La concision

Faire court, c’est le nerf de la guerre. Ces gens, particulièrement les ministres et hauts fonctionnaires, sont très actifs et sollicités. Un document d’une ou deux pages, trois au maximum. Quelque chose de bref dont l’assistant(e) pourra faire un compte rendu, et ce, tant pour les nouveaux candidats que ceux qui sollicitent un nouveau mandat.

ÉGALEMENT SUR NOTRE SITE :  Perdre la voix, pas une partie de plaisir

 

2. La précision

Clarté et précision. Quel est le but de votre organisation et à qui destine-t-elle ses services ? Vos accomplissements pour le bien de la collectivité et les Canadiens, vos besoins, etc. Allez droit au but. Expliquez en quoi votre organisation est essentielle.


 

3. Le message adapté

Orientez votre argumentaire en fonction des intérêts chers à chaque formation. Braquez les projecteurs sur votre contribution à l’économie régionale et l’emploi pour les uns, mais parlez surtout de bénévolat et d’implication communautaire pour les autres. Vous connaissez les couleurs tant des conservateurs que des libéraux, les néo-démocrates ou même le Parti vert.


 

4. Renseignez-vous d’abord sur eux

Vous avez obtenu une rencontre avec le ou la candidat(e) d’un parti qui a de grandes chances de l’emporter ? Génial. Mais, le connaissez-vous ? Informez-vous. Faites une petite recherche en ligne. A-t-il ou a-t-elle déjà réalisé une émission à la radio ? Ce serait sans doute une bonne idée de le lui rappeler pendant votre rencontre.


 

5. Mieux vaut un assistant que personne

Vous aimeriez rencontrer le candidat, mais… ce sera plutôt son proche conseiller ? Ne vous offusquez pas. Ça n’a rien de choquant. C’est déjà mieux que de n’avoir pas de rencontre du tout. Ces assistant(e)s  sont tout de même bien placés pour livrer un bon compte rendu et synthétiser l’information de la meilleure façon possible.


 

6. Soyez toujours bien préparés

La meilleure façon d’être prêt à rencontrer les candidats et les élus, c’est encore de s’y préparer. On ne sait jamais à quel moment on recevra un appel de l’assistant(e) de notre député ou d’un ministre de la région qui voudra nous entretenir de l’importance des médias communautaires.


 

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Simon Forgues

Agent (communications et développement) chez l'ARC du Canada
Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation.
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