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Quand le Mali avance et que le Canada se traîne les pieds

(Par Simon Forgues) – On pourrait discuter longtemps de la pertinence pour le Mali de passer de la transmission analogique au numérique.

Sphère numériqueOn pourrait débattre tout aussi longtemps de la nécessité pour le Canada de le faire.

Certains diront d’ailleurs qu’un pays d’à-peine plus de 15 millions d’habitants et classé parmi les 25 plus pauvres du globe doit bien avoir d’autres priorités que de convertir des émetteurs de radio et de télévision. C’est vrai, mais un fait demeure. Eux le font et pas nous.

 

Quand l’Afrique met les bouchées doubles

À l’instar des autres pays membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (Uemoa), comme l’indique cet article, le Mali passe de l’analogique au numérique, et ce, tant pour la radio que la télévision.

Pourquoi eux le font-ils, tandis que, nous, un pays industrialisé classé parmi les plus riches de la planète, traînons-nous les pieds ?

On ne pourra certainement pas leur reprocher dans une décennie ou deux d’avoir fait du surplace. C’est nous actuellement qui souffrons d’immobilisme.

Oui, on a bien procédé récemment à la conversion de la télévision hertzienne vers le numérique, mais en partie seulement. Dans certaines grandes agglomérations et non partout au pays.

En ce qui concerne la radio, on est encore dans le sempiternel débat de l’œuf ou de la poule, à savoir qui des récepteurs numériques ou des radiodiffuseurs numériques viendra en premier.

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C’est comme si l’on avait attendu l’arrivée des autoroutes avant de construire les premières voitures et ensuite les améliorer.

 

Qui ? Et surtout pourquoi ?

À qui la faute ? Aux radiodiffuseurs ? À l’État ? Aux consommateurs ? Si vous avez une petite idée, je serais volontiers preneur. L’espace des commentaires est là pour ça.

Pour rire un peu, et peut-être se désoler aussi, je vous invite à relire l’Avis public CRTC 1995-95.

Comme vous pouvez le voir dans le titre de l’article, cette politique régissant l’implantation de la radio numérique date d’il y a presque… vingt ans.

Cela étant dit, mon billet n’est pas une attaque sournoise contre le CRTC, que plusieurs accusent régulièrement de tous les maux du pays en matières de communications.

Dans ce document, il était clairement inscrit (que) « le Conseil appuie sans réserve la transition de la radio AM et FM conventionnelle à la radiodiffusion audionumérique au Canada et il estime que la technique numérique se révélera une méthode efficace et efficiente qui permettra d’offrir au public un service radiophonique de grande qualité. De plus, il estime que la radio numérique devrait constituer une technique de remplacement des services de radio AM et FM en place. »

Je ne fais que m’interroger à voix haute : Pourquoi eux mais pas nous ?

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