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Résumé de notre premier “hangout” sur Google+

(Par Simon Forgues) – On a pris part aujourd’hui à notre toute première session de hangout sur Google+.

Ouf ! La glace est cassée. J’avais assisté à quelques hangouts mais encore jamais été l’animateur. Voilà qui est fait.

Merci à nos participants. Ça pouvait avoir l’air un peu décousu à l’occasion pendant l’heure que c’a duré mais on promet de faire mieux la prochaine fois.

Je m’étais préparé une feuille de route de ce que je voulais dire et, dans l’ensemble, j’y suis plutôt bien arrivé.

Je me permets donc de retranscrire ce contenu-là pour le bénéfice de tous…

 

Qu’est-ce qui caractérise les bons animateurs radio?

Il n’existe pas à proprement parler de portrait-type de l’animateur radio. Mais il y a quelques caractéristiques qu’on retrouve généralement chez tous les bons animateurs…

Ce sont en général des gens curieux. Animés d’une soif d’apprendre et de partager de l’information. Ils ont aussi, dans une certaine mesure, un désir de plaire, de séduire l’auditoire. Je parlerais en quelque sorte de dépendance affective. Être écouté par l’auditoire, attirer l’attention.

En même temps, les bons animateurs radio sont des gens vrais, entiers, sincères. Ils n’hésitent pas à s’ouvrir et même, en quelque sorte, mettre leurs tripes sur la table, pour emprunter au langage populaire.

Tous, sans exception, sont capables de bien capter l’attention de l’auditoire et de la maintenir. Mais, surtout, ils connaissent tous très bien le public-cible auquel ils s’adressent.

On pourrait étirer la liste encore très longtemps, mais une chose est certaine, ils sont capables d’animer. De bien animer, ce qui est un art en soi.

 

Hier n’est pas aujourd’hui

Dans le temps, on parlait d’annonceurs. On disait des annonceurs de radio. Et ça sonnait comme des annonces aussi.

À l’époque, il y avait pas ou peu de télé, pas d’Internet, la radio étant le principal moyen d’annoncer, alors c’est ce qu’on faisait. On annonçait.

Aujourd’hui, on parle d’animateur.

Le rôle d’un animateur radio, c’est d’attirer l’attention des gens, puis de les retenir.

 

« Pour ça, il faut savoir leur parler À EUX DIRECTEMENT et non à tout le groupe. »

 

Leur parler comme si vous vous adressiez à eux personnellement, un par un.

D’ailleurs, la dernière chose à faire quand vous êtes en ondes, c’est de vous créer un personnage. En fait, vous êtes le personnage.

Il faut faire preuve d’honnêteté, de sincérité, d’ouverture, de franchise, bref il faut demeurer aussi naturel que possible.

Les gens décèleront rapidement les animateurs qui sonnent faux. En revanche, ils s’attachent beaucoup à ceux qui ont l’air vrais.

On a tous nos animateurs de radio ou de télé qu’on préfère. Lequel préférez-vous et pourquoi ? Vous remarquerez que ce sont ceux qui savent le mieux nous rejoindre, qui nous interpellent en général le mieux.

Je dirais que dès que les jeunes animateurs arrivent à trouver leur propre identité en ondes, et arrêtent d’imiter d’autres animateurs qu’ils ont entendus, ils deviennent déjà meilleurs. Dès qu’ils ont adoptés leur propre personnage et on revêtir leur propre uniforme.

Il faut aussi connaître son auditoire. C’est le principe le plus élémentaire de l’animation radio. On n’anime pas une émission à Radio NRJ comme à la radio d’information parlée. Il importe donc de bien choisir les mots utilisés ; parler des sujets qui intéressent nos auditeurs ; parler dans le bon style ; de façon à convaincre.

Essayer de déterminer le profil exact de l’auditeur ou de l’auditrice qui vous écoute. Et parlez en ondes exactement de la même façon que vous lui parleriez si vous l’aviez en avant de vous.

 

Mais, comment devient-on un bon animateur radio ?

Le vieux dicton dit que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Je vous dirais que de la même façon, c’est en animant qu’on devient animateur.

Il faut se pratiquer, on saisit toutes les opportunités à saisir d’avoir du micro. Du vrai comme du faux.

On anime dans sa douche, dans sa voiture. On se prend un petit boulot de weekend comme animateur dans une discothèque ou encore dans des discos mobiles, etc.

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On peut aussi travailler son inventivité. Prendre part à des sessions d’improvisation. Participer à des compétitions de joute oratoire.

Le jeu du dictionnaire est un truc que je mettais à profit régulièrement à l’époque et que, même aujourd’hui dans mes chroniques, je fais régulièrement. On prend le dictionnaire, on l’ouvre puis on choisit un mot dans l’une des deux pages ouvertes.

PAS TROP DUR, le mot, quand même. Le but est d’essayer de prendre un mot crédible que vous pourriez dire en ondes, puis de l’inclure de manière assez intelligente dans votre intervention sans que ça ne paraisse.

Au début, ça prendra sans doute un peu de temps avant de trouver une bonne façon, mais avec l’expérience ça va devenir plus facile.

Vous pouvez même à la rigueur vous lancer des défis entre animateurs à la station.

 

Des astuces en vrac…

1) La préparation : Un de mes profs de radio disait à l’époque que la meilleure improvisation est celle qui est la mieux préparée. Ça prend un canevas d’émission, une feuille de route musicale, une liste des sujets qu’on va aborder, etc. Préparez-vous avant d’entrer en ondes.

 

2) La livraison : Vous êtes un vendeur. Le produit est accessoire, c’est vous qui êtes le pôle d’attraction, le pivot de l’émission. Faites preuve de dynamisme, mettez-vous en valeur, présentez-vous sous votre meilleur jour.

 

3) Énoncez dès le commencement où vous voulez en arriver : Vous voulez parler des femmes qui seraient apparemment plus intelligente que les hommes ? Lancez l’affirmation dès le début, puis développer autour de votre thème. Parlez de l’enquête en question, donnez les chiffres, développez. N’importe quel capitaine de bateau sait vers quel port mettre les voiles dès le début du voyage. Faites la même chose.

 

4) Construisez des phrases courtes, punchées, racontez une histoire : Ne vous perdez pas dans de longues phrases. Faites dans la concision, construisez votre intervention comme si vous racontiez une histoire. Mettez de l’action. Les auditeurs n’aiment pas quand c’est statique, didactique, pédagogique. On aime quand il y a de l’action.

 

5) Rappelez, répétez au besoin : Les auditeurs ne sont pas toujours très attentifs à la radio. N’hésitez donc pas à répéter les informations importantes, insistez sur les points essentiels, il importe que les points essentiels soient bien entendus. Les gens ont besoin d’entendre une même information à plusieurs reprises afin de bien l’assimiler.

 

6) Donnez des exemples :  Le public a besoin de se reconnaître. Quand on fait référence à des événements bien connus des gens, en général, ils assimilent davantage l’information. Le public retient mieux votre information s’il l’assimile à quelque chose de concret. D’ailleurs, les meilleurs animateurs radio le font régulièrement mais sans jamais qu’on s’en rende vraiment compte.

 

7) Interpellez l’auditeur en le questionnant, en suscitant son attention : Peu importe votre présentation et votre degré de préparation, vous ne serez jamais mieux servi que si les gens se sentent interpellés par vos propos. Changez régulièrement le rythme de vos interventions. Un bon animateur radio n’a surtout pas continuellement le même ton quand il pose des questions à ses invités ou quand il présente des infos en ondes.
Il questionne, il interpelle, il suscite chez l’auditeur le désir de deviner la suite, de compléter le récit.

 

8) Soyez prêt à tirer un trait sur votre intervention : Il y a deux moments forts dans une intervention. La façon dont on la commence… et la façon dont on la termine. La conclusion devra être aussi importante et frappante que l’aura été votre introduction. Sinon, vous allez faire patate.

 

Voilà donc en substance les quelques points qui ont été abordés pendant cette session de vidéoconférence.

 

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