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Seriez-vous prêt à payer pour accéder à Facebook ?

Mark Zuckerberg - Caricature
Caricature de Mark Zuckerberg Image : DonkeyHotey / Foter / CC BY

(Par Simon Forgues) – Une sociologue américaine implore Mark Zuckerberg de créer une version payante de son réseau social.

Zeynep Tufekci est sociologue. Très active dans les réseaux sociaux, elle tient un blogue sur les questions sociologiques et tout particulièrement sur l’influence des technologies dans notre existence.

Selon elle, si nos réseaux sociaux préférés devenaient payants, et là elle ne parle pas que de Facebook, ils pourraient sans doute devenir moins intrusifs et plus respectueux. Facebook, Twitter, Instagram, nommez-les. Tout service “gratuit” se paie autrement.

 

Toute une tribune pour exprimer son point de vue

Mme Tufekci a profité de la tribune du New York Times pour réclamer à Mark Zuckerberg de devenir non plus un produit à commercialiser pour Facebook, mais plutôt une « cliente » du réseau social.

Comme elle se spécialise dans les interactions entre technologie et société, celle-ci est plutôt bien placée pour s’apercevoir que les utilisateurs de Facebook ne sont pour l’entreprise que des données à vendre aux annonceurs publicitaires.

Celle-ci souligne dans son texte qu’un utilisateur Facebook ne rapporte en moyenne que quelques dizaines de sous par mois à Facebook pour une utilisation d’à peu près une vingtaine d’heures.

En revanche, croit-elle, bien des gens seraient heureux d’allonger une somme encore plus élevée, disons un dollar par mois, s’ils avaient la certitude que leurs moindres faits et gestes ne sont pas épiées sur la toile et leurs données personnelles vendues à des annonceurs publicitaires.

Zeynep Tufekci croit que si chacun des utilisateurs acceptaient de payer un peu moins d’un dollars par mois pour utiliser le service, Facebook engrangerait des milliards de dollars par an. Souvenons-nous que Facebook a un bassin d’environ 1,5 milliards d’utilisateurs.

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« C’est gratuit (et ça le restera toujours) »

Petit problème pour la dame toutefois, et ça, on a tendance à l’oublier, Facebook a fait de la gratuité son slogan.

C’est la même chose pour une multitude d’autres services en ligne qui offrent des services qui, de toute évidence, nous apparaissent comme gratuits, mais qui se repaient d’une manière ou d’une autre. C’est normal, ils sont en affaires.

Selon la sociologue, si on imposait un paiement pour accéder à nos réseaux sociaux, mais qu’en revanche il y avait moins de publicité intrusive et que la collecte d’informations personnelles étaient moins préoccupantes, on assainirait le Web.

Elle explique entre autres choses que des groupes d’intérêts communautaires et sociaux ne peuvent plus s’adresser à leurs sympathisants, puisque l’appétit gargantuesque du géant Facebook les contraint à payer pour que leurs publications soient vues par leurs abonnées.

Zuckerberg entendra-t-il l’appel lancé par la dame en question ? Vous me permettrez d’en douter, mais rien n’est apparemment impossible en ce bas monde. On a donc le droit de rêver.

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Simon Forgues

Agent (communications et développement) chez l'ARC du Canada
Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation.
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