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Seriez-vous prêt si l’on vous montrait la porte demain ? Avec ces 8 points, oui

(Par Simon Forgues) – On ne se le cachera pas, le métier d’animateur radio n’est pas de tout repos.

C’est un beau métier, certes. Mais il a ses avantages et ses désavantages. Comme par exemple d’être héros un jour, et de n’être plus qu’un zéro le lendemain.

C’est moins vrai dans les marchés de petite taille. Mais du moment où vous commencez à gravir les échelons et atteignez des marchés un peu plus gros, vous acceptez dès lors de vous asseoir dans un siège éjectable.

Si l’on vous indiquait de prendre la porte demain, seriez-vous prêt ? Voici quelques constations que j’ai faites et les trucs d’un vieux loup qui pourraient vous être utiles pour affronter un éventuel congédiement…

Doigt qui pointe vers la porte de sortie

 1. Les vacances sont très propices aux congédiements 

Les vacances estivales et du temps des Fêtes sont souvent synonymes de ménage dans le domaine de la radio.

Normal. On prépare généralement le trimestre suivant.

Votre émission terminée, vous annoncez donc à vos auditeurs que vous partez en vacances. Vous les retrouverez dans 2 ou 3 semaines, croyez-vous. Erreur !

À peine aurez-vous franchi le seuil de la porte du studio, que la direction vous convoquera dans son bureau pour vous annoncer que vous ne reviendrez pas en ondes après vos vacances.

 2. À contrario, on est rarement congédié en période des sondages 

Ça arrive mais c’est plus rare. Même dans les stations qui ne sont pas sondées par la firme Numeris (anciennement BBM), on congédie rarement des animateurs en pleine saison automnale ou printanière.

On va donner le temps à la recette de prendre, et, à moins que vous ne fassiez des performances vraiment lamentables, on attendra la plupart du temps que la saison soit terminée avant de vous remercier.

On ne veut pas trop bousculer les habitudes des auditeurs ou même des annonceurs, dont certains ou même plusieurs d’entre eux apprécient quand même votre travail.

Restez quand même aux aguets. Sait-on jamais.

 3. On ne vous laisse à peu près jamais la chance d’aller saluer les auditeurs 

Ça semble cruel mais, une fois congédié, on vous laissera rarement voire jamais retourner en ondes pour remercier les auditeurs une dernière fois.

La radio peut être une “arme” au potentiel dévastateur entre les mains de personnes mal intentionnées. La direction n’a donc pas trop intérêt à vous laisser retourner en ondes et risquer que vous déversiez votre colère sur l’entreprise.

En voici une démonstration éloquente [en anglais] lorsqu’un animateur de la Floride quitte les ondes après avoir appris qu’il allait être congédié.

 4. Soyez toujours prêt à rebondir rapidement 

Enregistrez régulièrement votre émission et conservez vos meilleurs segments au cas où vous en auriez besoin. Quelques publicités, de bonnes interventions, peut-être même un reportage publicitaire qui a été particulièrement réussi.

Au pis aller, refaites votre démo radio de façon assez régulière et, surtout, gardez votre curriculum vitae bien à jour en y intégrant notamment vos contrats connexes (voix hors-champ, animation publique, etc.).

 5. Entretenez de bonnes relations avec les gens du domaine 

Oui, le monde de la radio peut quelquefois ressembler à un aquarium dans lequel pataugent quantités de requins et de piranhas. Pis encore, les gens ont généralement la mémoire longue.

ÉGALEMENT SUR NOTRE SITE :  "Remote", ouvre-toi

Des requins à la dent longue et à la mémoire longue. Vous imaginez le portrait ?

Allez donc savoir si un jour, l’ancien collègue que vous avez quelquefois remplacé au pied levé pour cause de maladie ne sera pas directeur des programmes d’une station.

Dites-vous qu’il sera sans doute plus susceptible de s’intéresser à vos services si vous l’avez aidé au lieu de lui planter des coups de couteau dans le dos.

 6. Et entretenez aussi de bonnes relations avec les gens de la place 

Mais oui, mais oui. Je sais. Vous allez TOUJOURS faire de la radio. À la vie, à la mort, disiez-vous en commençant. Mais voilà, ça ne se passe pas toujours comme ça. Demain, votre carrière pourrait prendre fin abruptement.

Tissez donc de bonnes relations avec les gens de votre milieu, et particulièrement avec des gens d’affaires que je vous dirais. Ce n’est pas impossible qu’une belle réorientation de carrière puisse survenir. Responsable des communications, relations publiques, etc. Il existe plusieurs métiers connexes qui pourraient vous fournir rapidement du pain et du beurre en cas de besoin.

 7. Il y aura toujours une mauvaise bonne raison de vous congédier 

Vous aurez beau avoir d’excellentes cotes d’écoute, si vous faites une “coche mal taillée”, il y aura toujours une mauvaise bonne raison de vous congédier.

On n’a pas besoin de fournir de noms. L’actualité récente nous a fourni suffisamment d’exemples d’animateurs qui, la veille de leur congédiement, étaient encore au sommet de leur gloire et de leur art. Rien n’est jamais acquis dans ce domaine.

 8. Gardez continuellement vos antennes déployées 

Tendez toujours l’oreille et prêtez attention aux opportunités d’emplois dans le domaine.

Non, ce n’est peut-être pas forcément pour aujourd’hui, ni même demain. Mais, lorsque surviendra le moment fatidique, vous aurez d’ores et déjà une idée des endroits où tendre votre perche.

Ce n’est pas non plus une mauvaise idée de continuer d’entretenir de bons contacts avec vos anciens professeurs et collègues étudiants du collège de radio. Qui sait lequel d’entre eux pourrait vous filer un bon tuyau quand vous en aurez besoin.

 

Avez-vous d’autres suggestions pour nos lecteurs ? Avez-vous déjà vous-mêmes vécu un congédiement expéditif ? Racontez-moi.

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Simon Forgues

Agent (communications et développement) chez l'ARC du Canada
Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation.
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