Pourquoi Twitter ne trouve pas preneur et comment régler le problème

Les carottes sont-elles cuites pour Twitter?

Difficile de le dire avec certitude, mais un article du site Arobasenet.com spécialisé dans le Web et les médias sociaux rapporte en tout cas que les acheteurs ne se bousculent pas pour l’acquérir.

De gros noms comme Google, Apple, Disney ou encore Salesforce se désistent. Pourtant, l’entreprise doit se décider sur la suite des choses. Qui et comment sauvera-t-on Twitter?

Et si Twitter se sauvait lui-même

Tout d’abord, Twitter pourrait-il se sauver par ses propres moyens? Je le pense. Mais l’autre question, c’est comment? Simplement en faisant le ménage.

Entre vous et moi, on va se dire les vraies affaires.

N’en déplaise aux fans finis, Twitter est un ramassis de messages qui partent dans tous les sens.

La durée de vie des messages est brève et le ciblage particulièrement difficile pour tout le monde, utilisateurs comme annonceurs.

Essayez de me faire croire le contraire, puis on parlera ensuite de la stagnation des abonnements ainsi que des performances financières pitoyables de l’entreprise après ça.

C’est le bordel total dès qu’on commence à suivre un peu trop de gens et que ceux-ci se dispersent le moindrement.

Ce serait dommage qu’il finisse au cimetière du Web, car il reste un excellent outil de partage et d’agrégation.

Pas étonnant d’ailleurs qu’on y trouve autant de pros des médias, puisque c’est LA place pour saisir la nouvelle au bond et échanger au rythme où l’actualité se déroule.

Twitter est l’équivalent 2.0 du téléscripteur sur lequel on ramassait autrefois des nouvelles au fur et à mesure. Littéralement un Télex à la sauce moderne.

Qu’une personnalité publique rende l’âme ou qu’un tragique événement se produise de l’autre côté du globe, le réseau s’enflamme presque immédiatement.

On n’a qu’à s’installer devant son PC ou son smartphone un soir de gala ou de débat électoral pour s’en rendre compte.

Mettez-moi un peu d’ordre là-dedans et ça presse

Vous suivez un professionnel des médias sociaux parce que vous souhaitez obtenir de bons conseils sur le référencement Web.

Soudain, bang! Sa recette de gâteau au fromage?!? WTF?!?, écrirait un ado en langage SMS.

On aura beau dire que le réseau a donné au hashtag (mot-clic) ses lettres de noblesse et qu’il y a des listes pour classifier, mais ça ne suffit plus.

Ça prend à mon humble avis des thématiques sur lesquelles les utilisateurs pourraient s’aligner et auxquels les lecteurs s’abonneraient.

Les statistiques démontrent qu’il y a infiniment plus de lecteurs sur Twitter que de générateurs de contenu. Alors, transformez vos générateurs de contenu en médias citoyens.

Même que si Google l’achetait, celui-ci pourrait rattacher les catégories Twitter à celles de Google News et arrimer les conversations instantanées avec l’actualité.

Qu’est-ce que ça changerait pour les lecteurs?

La classification permettrait de suivre des comptes surtout pour leurs champs d’expertise plutôt que simplement les individus.

Au lieu de s’abonner à un individu et recevoir n’importe laquelle de ses publications, on cocherait dans son profil les catégories qu’on voudrait apercevoir.

De Monsieur X, professionnel en référencement Web, je cocherais par exemple les cases “Commerce, économie et finances”, “Internet et médias” ainsi que “Sciences et technologies”.

Alors, à chaque fois que Monsieur X publierait un potin sur les Canadiens de Montréal dans la catégorie “Sports et loisirs”, mon fil Twitter ne serait pas pollué.

En revanche, si Monsieur X publiait une info sur le référencement dans la catégorie “Internet et médias”, elle passerait donc dans mon flux de nouvelles.

Fenêtre de publication Twitter version améliorée
Fenêtre de publication Twitter avec les cases de thématiques généralistes à cocher.

 

Maintenant, ça changerait quoi pour Monsieur X?

Honnêtement, ça ne changerait pas grand’ chose pour Monsieur X.

Il n’aurait même pas besoin de déterminer ses catégories à la création de son profil. Il n’aurait qu’à remplir correctement sa fiche selon son expertise, puis s’aligner sur les thématiques en rédigeant ses messages.

Bien sûr, certains diront que ça ralentirait la rédaction et la publication des messages. Sauf que ça permettrait aux générateurs de contenu de mieux cibler leurs publications et leur lectorat. Même les annonceurs y trouveraient leur compte en alignant leurs publicités selon les catégories connexes.

Finies les publications qu’on ne veut pas apercevoir et les publicités mal ciblées. Enfin, notre fil d’actualités respirerait et le débit serait un peu moins rapide.

En résumé, si Twitter faisait ça, j’ai l’impression qu’il deviendrait une réelle agence de presse citoyenne.

Ça vous tenterait de devenir des médias qui alimentent une immense agence de presse citoyenne?

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