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Un rapport sénatorial sans équivoque

Téléphone intelligent
Photo : typexnick sur morguefile.com

Le Comité sénatorial permanent des langues officielles a publié il y a quelques jours un rapport intitulé « INTERNET, NOUVEAUX MÉDIAS ET MÉDIAS SOCIAUX : DES DROITS LINGUISTIQUES À RESPECTER ! ».

Comme l’expliquent la présidente et la vice-présidente du Comité, Mmes Maria Chaput et Andrée Champagne, C.P., l’étude aura permis de rencontrer au-delà d’une cinquantaine de témoins (représentés par 83 porte-paroles) lors d’audiences publiques qui ont eu lieu à Ottawa.

Rappelons que l’ARC du Canada a justement pris part à ces audiences publiques le printemps dernier. Des audiences qui se sont échelonnées sur une période de neuf  mois.

 

La représentativité des deux langues officielles

Le but des travaux était notamment de déterminer si les deux langues officielles sont traitées équitablement dans le nouvel univers électronique que constituent Internet, les nouveaux médias et les médias sociaux.

Les témoignages ont suscité des réflexions qui ont mis en lumière quelques pratiques qui devraient être mises en place rapidement afin de servir correctement tous les Canadiens.

 

Quatre idées importantes sont notamment ressorties

Sans accès, il est impossible d’obtenir des services. C’est le tout premier constat à avoir été posé lors de cette étude.

Il est donc important, selon le Comité, que le gouvernement fédéral garantisse le plus rapidement possible un accès à la large bande et aux réseaux numériques, et ce, à tous les Canadiens.

C’est l’une des premières recommandations qui a été formulées.

 

Aussi, comme pour les services en personne ou au téléphone, ceux en ligne doivent être offerts selon le principe de l’égalité réelle des deux langues officielles.

Or, force est d’admettre qu’actuellement, le français demeure sous-utilisé dans le nouvel univers électronique. Des mesures devront donc être prises pour en accroître la présence dans le cyberespace, comme l’indique le rapport.

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Troisièmement, étant donné que les jeunes sont les plus grands utilisateurs des nouveaux outils de communication, il est essentiel de s’assurer de les rejoindre là où ils sont et, surtout, de le faire dans la langue de leur choix.

Il s’agit d’un enjeu que les membres du Comité ont estimé comme d’une importance toute particulière pour le développement des communautés de langue officielle en situation minoritaire.

 

Enfin, il apparaît que les institutions fédérales qui portent une attention méticuleuse à la dualité linguistique à toutes les étapes de la mise en œuvre de leurs stratégies de communication, de la connaissance des obligations jusqu’au suivi des résultats, sont également celles qui performent le mieux.

Le Comité encourage donc les comportements exemplaires, et suggère d’ailleurs de les faire connaître, en plus de s’assurer que des stratégies appropriées soient mises en place dans l’ensemble de la fonction publique.

 

Et le grand absent des audiences est…

Malheureusement, comme l’écrivent les membres du Comité dans ce rapport de plusieurs dizaines de pages, il est regrettable que le ministre de l’Industrie, un acteur central dans le dossier de l’accès à Internet, n’ait pas trouvé le temps de livrer son témoignage lors des travaux.

Les questions des nouvelles technologies de l’information sont intimement liées à Industrie Canada.

Le Comité sénatorial a dit souhaiter que le gouvernement fédéral prenne en considération les résultats de cette étude.

Il en va du respect des droits linguistiques des Canadiens, peu importe leur condition ou leur lieu de résidence.

 

Hyperlien vers le document en question : Internet, nouveaux médias et médias sociaux : des droits linguistiques à respecter !

 

 

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