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Une radio avec, par et pour la communauté

(Par Simon Forgues) – J’ai été interpellé sur Twitter à propos d’une radio communautaire et de son mandat. Ça m’arrive occasionnellement.

Je peux difficilement m’exprimer sur Twitter. 140 caractères, ça vous limite pas mal.

Je vous le dis d’entrée de jeu, non, ce n’est pas l’une de nos radios membres.

On me demande ce que je pense d’une radio communautaire qui semble avoir adopté un virage apparemment très commercial.

darts-155726_640Je ne parlerai pas de ce dossier en particulier, puisque je ne suis pas au courant de la situation et qu’il n’est pas à moi d’y répondre directement. Je me garde un devoir de réserve et l’on ne m’en voudra pas. Sauf que…

Je peux vous rappeler une chose : la radio communautaire doit être faite avec le soutien de la communauté, par les gens de la communauté et pour eux-autres aussi.

C’est un triangle dont les pointes sont indissociables les unes des autres.

Visez continuellement le cœur de votre cible, c’est-à-dire votre ou vos collectivité(s) desservie(s).

Oubliez la dimension macroscopique et ramenez ça aux dimensions microscopiques, à votre milieu, votre marché, votre cible.

Ça tient non seulement pour bon nombre de stations en milieu urbain mais aussi pour celles en milieu rural.

 

Faire de l’hybridation

Il y a certains marchés qui permettent moins de souplesse que d’autres, et c’est particulièrement le cas de ceux déjà passablement congestionnés par la présence d’autres stations publiques et/ou commerciales.

Dans des cas semblables, oui, on peut faire de la radio qui “sonne” drôlement bien mais en lui donnant une couleur très locale, hyper communautaire.

L’habillage sonore pourra être très professionnel, et même la musique à la rigueur pourrait être surtout mainstream, sauf que TOUT ce dont les autres stations de radio du marché parleront, vous devrez prendre soin de toujours l’aborder sous un angle local. TOUJOURS.

Et ça, c’est précisément ce que les radios commerciales font de moins en moins avec la « montréalisation » et la « torontisation » des ondes qu’elles subissent aussi à l’image des grandes chaînes de télé.

ÉGALEMENT SUR NOTRE SITE :  Les idées de "crowdfunding" se diversifient

 

Des exemples :

Lendemain du gala de l’ADISQ à Montréal ? On parle au propriétaire d’une entreprise locale de sécurité qui a obtenu le gros contrat de surveillance lors de la soirée. On scrute la biographie des gagnants pour trouver si l’un d’entre eux est originaire de la région afin qu’on questionne les gens qui l’ont connu plus jeune. Etc.

Le calendrier régulier de la Ligue canadienne de football tire à sa fin ? On questionne le bar sportif local pour savoir comment ça se passe lors des matchs de fin de saison, mais surtout lors de la Coupe Grey. On questionne l’entraîneur de l’équipe locale de football collégial pour savoir si les joueurs rêvent d’une carrière dans la LCF. Etc.

Première chute de neige à Québec ? Ah, oui !?! Et si on invitait un garagiste du coin de la rue à nous prodiguer quelques conseils sur les pneus d’hiver étant donné que ça semble approcher. On prodigue des trucs et des astuces pour la conduite hivernale. Etc.

 

N’oubliez jamais que tout, tout, tout (ai-je écrit tout ?) doit être constamment scruté avec la lentille de la communauté.

Ne vous obstinez pas à tenter de prendre l’information sous l’angle des grands médias nationaux ou même des grosses stations commerciales appartenant à Bell ou Corus.

À ce jeu-là, vous ne les battrez pas.

Donnez TOUJOURS cette couleur que les gens de chez-vous connaissent et reconnaîtront. Parlez avec, par et pour la communauté.

Même chez les auditeurs d’ailleurs qui vous écoutent sur Internet, vous réussirez à susciter une certaine curiosité de savoir de quelle manière vous traiterez l’information.

Vous m’en donnerez des nouvelles.

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