Vos données Facebook n’ont pas toutes été vendues, certaines ont été troquées

Une enquête menée par le quotidien américain The New York Times jette un nouvel éclairage sur les pratiques inquiétantes de Facebook à l’égard de vos données personnelles.

Dans un texte paru mardi 18 janvier sur le site Web du journal, les journalistes Gabriel J.X. Dance, Michael LaForgia et Nicholas Confessore étalent toutes une liste de permissions qui ont été consenties à certaines organisations par le réseau social.

L’accès à vos contacts, la lecture de vos messages privés ou encore les rendez-vous inscrits à votre agenda. Les révélations sont particulièrement troublantes.

Vous auriez pu croire que le réseau social se contentait de vendre vos données personnelles afin de les monétiser. Détrompez-vous.

Certaines entreprises y ont carrément eu accès gratuitement, et ce, bien sûr, au bénéfice de tous les partenaires dont Facebook… mais pas le vôtre.

Une sorte de troc commercial qui devait permettre à Facebook d’étendre ses ramifications et fournir aux collaborateurs des infos privilégiées.

Vos données personnelles et vos messages privés divulgués

C’est à travers des centaines de pages obtenues par le New York Times qu’on apprend entre autres que l’entreprise de Mark Zuckerberg se servait de certaines de vos informations privées comme monnaie d’échange pour tisser des partenariats.

On y révèle en outre que Spotify, Netflix ainsi que la Banque Royale du Canada ont été en mesure de lire, d’écrire et d’effacer des messages privés des utilisateurs, ainsi que de voir tous les participants à la conversation — des privilèges qui vont bien au-delà de ce que les compagnies ont besoin pour intégrer Facebook à leurs systèmes, selon les registres.

Dans un autre passage de l’article, on y apprend aussi que Bing, le moteur de recherche de Microsoft avait accès à virtuellement tous vos amis Facebook, et ce, sans qu’il n’ait obtenu leur consentement. Microsoft détient tout près de 2 % de parts dans Facebook.

Plus loin, on apprend qu’Apple a été autorisé à masquer aux usagers Facebook toute indication que leurs appareils demandaient l’accès à des données. L’enquête démontre ainsi que les appareils de la marque Apple fournissaient l’accès aux numéros de contacts ainsi qu’aux entrées de calendrier d’utilisateurs même s’ils avaient pourtant modifié les paramètres de leur compte afin d’empêcher tout partage de ce type d’information.

Bref, cette autre tuile n’a rien de bien rassurant, si l’on se rappelle de tous les scandales qui ont frappé l’entreprise dans la dernière année.

On peut penser notamment au dossier Cambridge Analytica, aux données récupérées par des pirates informatiques et autres histoires du genre.

L’année 2018 se terminera donc pour Facebook comme elle avait commencée. Avec un parfum de scandale qui flotte dans l’air.

(Sources : 01net.com et The New York Times)

Simon Forgues

Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation.

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