Entrevue avec la présidente de l’ARCQ, Tanya Beaumont qui assiste au Salon de la Radio à Paris

Nos collègues de l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec (ARCQ) se sont rendus à Paris (France) où se réunissent à chaque année depuis 2002, les professionnels de l’industrie de la radio et de l’audio numérique. Entrevue avec Tanya Beaumont, présidente de l’ARCQ, qui assiste à l’événement.


SIMON FORGUES : Tanya Beaumont, vous présidez l’ARCQ. C’est une association assez semblable à la nôtre mais qui exerce ses activités au Québec. Qu’est-ce qui motive une organisation comme la vôtre à assister au Salon de la Radio? Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que vous y assistez, n’est-ce pas?

TANYA BEAUMONT : Effectivement, c’est la quatrième fois que l’ARCQ assiste au Salon et c’est ma troisième édition personnellement.

Notre présence nous permet de faire des rencontres avec des gens de l’industrie radiophonique mondiale. C’est une opération de repérage afin de recruter des intervenants qui pourront partager leur expertise lors des Jours de la radio, le congrès annuel de notre association.

C’est aussi l’occasion de voir comment se dessine le futur de la radio, les nouvelles tangentes et les défis. La France est un grand marché de radio et parfois, elle a un peu d’avance.

SF : À quoi peut-on s’attendre concrètement lorsqu’on visite un salon de la radio comme celui de Paris?

TB : D’abord, à de nombreuses conférences et tables rondes sur divers sujets liés aux contenus audio, autant sur les stratégies marketing, la présence sur le web et des exemples de succès dans certaines stations. Il y a aussi des kiosques pour du matériel technique.

SF : Vous parliez précédemment des Jours de la radio, votre congrès annuel. L’automne dernier à Québec, les radios de votre association et la nôtre s’y sont réunies pour un grand rassemblement conjoint. Le plus grand du genre jamais organisé au Canada français. Doit-on voir des similitudes entre ces événements? Les Jours de la radio ambitionnent-ils de devenir une sorte de Salon de la Radio du Canada francophone?

TB : À notre manière, oui, nous souhaitons aussi faire un événement qui rassemble des passionnés de radio qui peuvent échanger et surtout évoluer pendant quelques jours. Il y a donc une certaine influence du Salon de la Radio auquel on assiste et aussi Radiodays.

SF : Si vous deviez parler d’une différence et, à l’inverse, d’une ressemblance entre la radio que nous faisons ici et celle de l’Europe, dans les pays francophones particulièrement, quelles seraient-elles? Bref, qu’est-ce qui nous distingue et qu’est-ce qui nous rassemble en termes de radio?

TB : D’un côté comme de l’autre, nous sommes des créateurs de contenus qui veulent rejoindre le plus grand auditoire possible.

Les défis sont généralement les mêmes, vous savez. Combattre la fuite des revenus publicitaires vers les GAFA [N.D.L.R. Google, Amazon, Facebook, Apple], intéresser les jeunes à la radio et se tailler une place de choix sur internet.

Par contre, un enjeu qui ne nous touche pas est celui du DAB+, un format de radio numérique qui remplace les ondes FM, une technologie qui ne s’implantera pas en Amérique du Nord.

SF : En terminant, qu’avez-vous remarqué à propos de cette édition 2019 du Salon de la Radio? Qu’est-ce qui vous marque, vous, personnellement?

TB : Un message qui semble ressortir, en tout cas de cette première journée à laquelle j’ai assisté, c’est que malgré la compétition, il faut s’unir pour faire rayonner le média de la radio.

Son avenir n’est pas menacé, mais il faut suivre la vague et bouger rapidement avec les possibilités technologiques.

L’édition 2019 du Salon de la Radio a pris son envol jeudi (24 janvier) et se déroule jusqu’à demain, samedi. S’y réunissent lors de ces 3 journées quelque 7 000 visiteurs professionnels issus du secteur radiophonique et audio.

L’événement possède un compte Twitter (@SalonRADIO) où il est possible d’obtenir de nombreuses informations. Le mot-clic utilisé pour l’occasion est #SalonRadio. On peut aussi visiter le site internet officiel à l’adresse salondelaradio.com.

Simon Forgues

Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation.

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