Pourquoi devriez-vous toujours garder un œil sur votre étude de marché

À quoi sert l’étude de marché ? Surtout, à quoi bon payer pour l’avoir si vous ne vous en servez qu’une fois ?

Soyons honnêtes. Combien parmi vous ont jeté un œil à leur étude de marché une fois l’entreprise lancée et en opération ? Très peu, je présume. Pourtant, l’étude de marché pourrait vous être encore très utile. Même des années plus tard.

 

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D’abord, à quoi sert l’étude de marché ?

Premièrement, elle doit mesurer l’intérêt des citoyens à l’égard de votre projet. Tant l’intérêt de la collectivité elle-même, que des acteurs des secteurs socio-économique, culturel, politique et associatif.

C’est vrai qu’on veut s’assurer que le public sera au rendez-vous. C’est essentiel pour un projet de radio communautaire.

Mais, on veut aussi s’assurer qu’on va pouvoir compter sur la collaboration des intervenants et des partenaires du milieu, dont les annonceurs évidemment.

Deuxièmement, on souhaite évaluer la viabilité financière du projet.

On aura beau susciter l’intérêt de l’ensemble de la communauté, mais, si l’on évalue à 150 000 $ les frais d’exploitation annuels et qu’on s’aperçoit qu’il sera impossible de générer plus de 40 ou 50 000 $ de revenus à chaque année, on part avec un gros handicap.

Même si l’on gère un organisme à but non lucratif, le but n’est pas d’engendrer des pertes d’une année à l’autre.

On doit donc regarder les compétiteurs dans le milieu, l’état de l’économie, etc.

Enfin, on doit également tâter le pouls de la population à savoir s’ils souhaitent s’impliquer dans l’organisation.

Écouter la radio, c’est une chose. Y contribuer, c’en est une autre.

Le volontariat est le b.a.-ba du mouvement associatif. Sans bénévole, on ne va pas très loin.

 

Alors, revenons à notre question initiale. Pourquoi se payer une étude de marché si vous ne vous en servez pas ?

Avant d’aller plus loin, sachez qu’une étude de marché, soit dit en passant, sera toujours nécessaire pour l’obtention d’une licence de radiodiffusion. Ça, c’est une chose.

Mais, hormis le besoin d’avoir une étude de marché pour demander une licence de radiodiffusion.

Combien d’entre vous possèdent une belle étude de marché qu’ils ont malheureusement mis sur une tablette depuis le temps et qu’ils n’ont jamais, jamais consulté depuis ?

Pourtant, cette enquête réalisée auprès de votre population locale et régionale peut être très utile. Même quelques années plus tard.

Vous y trouverez en outre des données socio-démographiques tirées du recensement de Statistique Canada.

On peut s’y faire aussi une bonne idée de l’activité dans les trois grands secteurs économiques de votre région : primaire, secondaire et tertiaire.

Une ouvrière avec un casque de protection en train de travailler
Photo : Chevanon Photography / Pexels

 

Ce qui est intéressant, quand on relit l’étude marché, c’est qu’on constate qu’avec le temps, beaucoup de choses peuvent avoir changées.

Sans doute la situation et les besoins médiatiques ont-ils changés depuis l’ouverture de votre radio.

Les réalités économiques qui existaient à l’époque ne sont sûrement plus les mêmes non plus. Quant aux employeurs, au taux de chômage, ou encore le niveau de vie par exemple.

Bref, s’il y a un document qui est particulièrement éclairant pour tracer un bilan des activités de votre radio depuis son ouverture, et, peut-être même, apporter des correctifs nécessaires, c’est bien l’étude de marché.

 

En conclusion, on vous suggèrera cet article (« Quand refaire son étude de marché ? », Alteem, 4 septembre 2017) tout à fait révélateur.

On y traite de l’importance de garder un oeil sur son étude de marché, et même, de peut-être en refaire une nouvelle au besoin.

Qui sait ? En jetant un oeil régulièrement sur votre étude de marché, peut-être pourriez-vous vous sauver d’un naufrage.

Simon Forgues

Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation. Il est aujourd'hui directeur des communications à l'ARC du Canada où il s'occupe notamment de la présence web.

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