1, rue Nicholas, bureau 1206, Ottawa (On) K1N 7B7

(613) 562-0000 rfa@radiorfa.com

Bien se préparer pour mieux improviser

Je me souviens qu’à l’époque où je suivais mes cours d’animation radio et télé, on nous disait continuellement que la meilleure improvisation est aussi la mieux préparée. Bien se préparer pour mieux improviser, c’est très important. 

Il suffit de penser aux comédiens et acteurs qui participent à la ligue nationale d’improvisation. Ce sont des professionnels mais qui planifient pourtant chaque improvisation dans un caucus avec leur équipe.

Si une émission de radio doit beaucoup miser sur la spontanéité et la surprise afin d’accrocher l’auditoire, il n’en demeure pas moins qu’il vaut mieux être bien préparé avant même d’ouvrir le microphone.

 

Quelques éléments clés pour une intervention bien préparée

1) Choisissez un sujet qui va intéresser les auditeurs. Si vous faites une émission de jazz et de blues, mais que vous préparez des interventions sur le théâtre et le cinéma plutôt que sur les artistes qui tournent dans votre émission, vous risquez de faire une grave erreur.

 

2) Une longueur pré-déterminée. Une intervention trop courte vous empêchera de livrer des informations pourtant pertinentes à la compréhension, tandis qu’une trop longue risque de faire décrocher les gens.

Soixantaine petites secondes suffisent généralement à livrer passablement de contenu, mais au-delà de deux minutes, vous aurez besoin d’être drôlement passionnant pour continuer d’accrocher les gens.

 

3) Choisir son amorce et sa conclusion. Trouvez un fil conducteur avec la chanson qui vient de prendre fin et, autant que possible, avec celle qui suivra.

En fait, contrairement à ce que j’écrivais plus haut, il serait plutôt justifié de parler d’une pièce de théâtre dans votre émission de jazz et de blues.

ÉGALEMENT SUR NOTRE SITE :  Le Père Noël devient animateur

Pour peu toutefois qu’une des comédiennes de la pièce en question soit la conjointe du musicien qui vient de jouer et que ce dernier ne soit pas très heureux d’apprendre que son épouse fera le tour du monde pour les six prochains mois.

Vous comprenez ce que je veux dire ?

 

4) La façon de livrer votre intervention. Une bonne intervention n’est pas lue, et ce, même si elle peut être écrite du début à la fin. Lisez bien votre intervention avant, préparez-vous, essayez de la dire et non pas de la lire.

Soyez naturel. Insérez des pauses, des hésitations, quelques points de suspension, puis appuyez sur les mots les plus importants.

Préparez dès le commencement de quelle façon vous apporterez le sujet, mais aussi la manière dont vous terminerez votre intervention.

 

C’est à force de pratiquer qu’on développe des trucs pour faire une bonne intervention. Sous la douche, dans la voiture, seul chez soi en lisant des textes.

Certains souligneront des mots-clés autour desquels ils broderont carrément tout le reste de leur intervention. C’est à peu près toujours ainsi que je procède.

D’autres, comme des acteurs aguerris, liront mais d’une manière tellement naturelle qu’on aura peine à distinguer que l’intervention est écrite.

À vous de développer votre style, mais le but final est que votre intervention n’ait pas l’air d’être lue mais plutôt carrément improvisée autour de votre thématique et tout à fait naturelle.

%d blogueurs aiment cette page :