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Rentrée d’automne, rentrée scolaire, rentrée radio

(Par Simon Forgues) – Vous savez comme il est de plus en plus difficile pour les radiodiffuseurs d’établir un contact avec la nouvelle génération.

On lit un peu partout que les jeunes sont de moins en moins nombreux à écouter la radio traditionnelle et qu’ils se tournent davantage vers les nouvelles plateformes pour écouter de la musique ou encore s’informer.

Pour ma part, j’ai tendance à dire qu’il vaut mieux ne pas abdiquer et que nous devons déployer des efforts supplémentaires afin de reconquérir cette tranche de la population qui, à bien y songer, constituera la prochaine génération de travailleurs, de décideurs et de consommateurs.

 

Le plus tôt sera d’ailleurs le mieux

Quand je songe à la rentrée scolaire, ça me rappelle tout le plaisir que j’ai eu lorsqu’au 5e secondaire, j’ai pu m’inscrire dans un programme de français avec un profil en communication.

Ce fut pour moi une véritable révélation. Je venais (enfin !) de trouver ce que je voulais accomplir plus tard comme travail. J’allais faire de la radio.

Les enfants et les adolescents sont toujours davantage intéressés à apprendre lorsque placés dans un contexte où ils peuvent Schtroumpfsmettre en pratique de façon concrète les enseignements reçus.

On le sait, car à chaque fois que l’une de nos radios est mise à contribution dans un projet de radio scolaire ou dans un programme d’introduction aux médias, les jeunes sont passionnés, attentifs, curieux.

C’est du concret pour eux ; il s’agit non seulement d’un enseignement académique, mais ils peuvent aussi mettre leurs apprentissages en pratique.

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Les fruits de leur labeur peuvent être entendus par leurs collègues et leurs proches, et cela suscite chez eux un immense sentiment de fierté.

 

Passez à l’action dès que possible

Comme radiodiffuseurs, vous gagneriez beaucoup selon moi à entrer en contact avec votre conseil scolaire local ou régional afin de tisser une alliance stratégique.

Parlons d’une situation gagnant-gagnant.

Tandis que l’école fournirait aux étudiants un enseignement pratique de la création orale et la rédaction par le biais d’une introduction aux médias, vous, comme radiodiffuseurs, pourriez peut-être découvrir une pépinière pleine de futurs bénévoles voire même de futurs employés. Un travail main dans la main.

Du même coup, vous partageriez l’importance d’un média francophone comme le vôtre au sein de la communauté. Système D, comme on dit par chez-nous.

En tout cas, vous réussiriez probablement à freiner ne serait-ce qu’un peu leur exode vers les nouvelles plateformes. Pas complètement, certes, mais en partie du moins, puisqu’on hésite toujours un peu plus à jeter comme de vulgaires papiers ceux et celles à qui on est redevable.

Vous savez, comme les jeunes sont d’excellents ambassadeurs auprès de leurs proches, n’est-ce pas ?

Vous iriez en même temps rejoindre leurs parents qui, dans bien des cas, constituent une partie déjà chancelante de votre auditoire, ou en tout cas moins fidèle qu’elle ne l’était à une certaine époque.

Pensez-y. La radio communautaire locale comme ambassadrice de l’apprentissage du français chez les jeunes. Ça se dit bien, non ?

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