Une amende salée pour une émission préenregistrée que les auditeurs croyaient en direct

Une radio américaine s’est fait servir une amende plutôt salée. 50 000 $US pour une émission préenregistrée que les auditeurs croyaient pourtant en direct.

L’histoire a de quoi faire sourire… tant et aussi longtemps qu’on n’est pas le directeur de la programmation d’une station. Car, l’histoire que rapporte le site Radio Ink devrait plutôt inciter à la réflexion.

Leurrer l’auditoire avec une émission préenregistrée

Aux États-Unis, les règles de la Federal Communications Commission (FCC) sont claires et strictes sur le sujet.

Un diffuseur ne doit pas laisser croire à son auditoire que l’émission sur ses ondes est transmise en direct, alors qu’en réalité elle est préenregistrée.

Sinon, la facture peut-être assez élevée. Dans le cas de cette station, on parle de 50 000 dollars américains.

La radio diffusait une émission où les auditeurs étaient invités à appeler pour parler de santé. Or, l’émission était préenregistrée.

Avec de véritables appels, certes. Sauf qu’au moment où la station fautive retransmettait l’émission en différé, il était alors impossible de joindre le studio puisqu’elle n’était plus en direct.

Ce qui a entraîné le dépôt d’une plainte et, conséquemment, l’amende de 50 000 $US servie par la FCC.

Mais, attendez. Ce n’est pas tout.

L’entreprise fautive devra aussi rédiger un plan de 3 ans qui démontre qu’elle se conforme aux exigences et déposer des rapports à la Commission à chaque année, en plus de rédiger un guide sur le sujet et offrir une formation à ses employés.

Un conseil?

Tendez donc l’oreille de temps en temps sur le contenu acquis à l’externe que vous diffusez sur vos ondes. Ça serait sans doute une excellente idée.

(Source : « Why Salem Was Hit With $50,000 FCC Fine », 30 janvier 2020, Radio Ink)

Image d’en-tête : S K sur Pixabay

Simon Forgues

Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation. Il est aujourd'hui directeur des communications à l'ARC du Canada où il s'occupe notamment de la présence web.

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