Voici combien vous pourriez gagner d’argent avec une chaîne YouTube

Mon fils ado rêve depuis des années de gagner sa vie comme vidéaste sur YouTube. D’accord, lui ai-je dit. Mais sais-tu combien ça gagne un “youtubeur”?

J’ai beau lui chanter sur tous les tons qu’il devra mettre énormément d’effort pour gagner sa vie sur YouTube, mais rien n’y fait.

La grande question que plusieurs se posent. Combien gagne un vidéaste sur YouTube? Un youtubeur, comme on les appelle familièrement?

J’ai cru bon m’y intéresser, parce que certains de nos membres lorgnent sans doute vers cette direction afin d’améliorer leurs revenus.

Ce n’est pas impossible de faire de l’argent. Au contraire. Certains en vivent très bien. Mais beaucoup d’argent? Ça, c’est une autre histoire. Il faut y mettre beaucoup d’efforts.

Voyons donc de plus près…

Il faut d’abord savoir qu’il y a des niveaux

C’est important de savoir qu’il existe différents niveaux de créateurs sur YouTube et que tous n’ont pas droit aux mêmes égards.

À la base, le niveau Graphite. On doit avoir au moins 1 abonné mais pas plus de 1 000.

À ce niveau, les bénéfices consentis par Google (propriétaire du site YouTube) sont relativement modestes ou même à peu près inexistants. Ici, même pas de monétisation.

Non, car YouTube a récemment serré la vis aux créateurs en ce qui concerne la monétisation.

La raison? Trop de scandales l’ont éclaboussé au cours de la dernière année, tant et si bien qu’il a fallu rassurer les annonceurs en relevant la barre.

Il faut désormais compter au moins 1 000 abonnés et 4 000 heures de visionnement en 12 mois pour pouvoir monétiser ses créations.

Il y a beaucoup d’appelés et relativement peu d’élus au panthéon des youtubeurs riches et célèbres.

L’entreprise avoue elle-même candidement que 99 % de ceux qui ont été touchés par cette récente décision gagnent moins de 100 $ par année, tandis que 90 % ont empoché moins de 2,50 $ dans le dernier mois.

Pas de quoi payer ni l’épicerie et encore moins la dernière BMW d’entrée de gamme.

Pour être franc, ce n’est qu’à partir du niveau Bronze (10 000 à 100 000 abonnés) qu’on commence à réellement vous faire miroiter des revenus intéressants.

Même au niveau Opale (1 000 à 10 000 abonnés), ça demeure faible comme revenus.

En adhérant au Programme Partenaire de YouTube, et si vous respectez évidemment les critères de sélection, vous pourrez alors commencer à générer des revenus qui en valent la peine.

Pour vous aider, YouTube a d’ailleurs une Académie des créateurs où l’on peut suivre différents cours : les rudiments du montage vidéo, la promotion de sa chaîne et bien sûr la monétisation.

Les meilleurs youtubeurs, ceux qu’adulent mon fils encore adolescent se trouvent aux niveaux Argent et supérieurs. Ceux-là ont droit à tous les égards. Invitations exclusives, trophées, accès à des plateaux de tournage, etc.

Maintenant qu’on a gravi les échelons, on parle de revenus

Évidemment, toutes les chaînes n’ont pas le même potentiel. Ça peut dépendre d’un paquet de facteurs : langue, thématique exploitée, origine géographique, etc.

La chaîne d’un grand chef britannique de langue anglaise qui parle de cuisine gastronomique aura sans doute plus de potentiel qu’un jeune francophone de Hearst qui met des vidéos de visites guidées de sa ville sur YouTube.

Quoique, tout est possible en ce bas monde. Alors, autant continuer de rêver…

C’est pour ça d’ailleurs que YouTube reste plutôt avare et ne commente pas trop les revenus potentiels que vous pourriez tirer de votre chaîne vidéo. Pour que les jeunes comme mon ado continuent de rêver.

Par contre, certains faits sont quand même connus. Le partage des revenus notamment.

Ne songez pas à conserver 100 % des revenus générés par votre chaîne YouTube. Pas possible.

On vous fournit “gracieusement” le service, la visibilité et les différents outils (montage, promotion, etc.), il est donc normal que l’entreprise conserve une part des revenus.

Combien?

Google conserve 45 % et reverse aux créateurs 55 % de chaque dollar payé par les annonceurs. Le tout basé sur le CPM, c’est-à-dire le coût par mille vues, et, s’il s’agit d’annonces cliquables, le CTR, c’est-à-dire le Click Through Rate ou taux de clics en français.

Attention! Lorsqu’on parle de vues, on ne parle pas du visionnement de votre vidéo. Que non. On parle plutôt du nombre de fois où la publicité elle-même a été vue.

Si 100 % de vos visiteurs passent par-dessus la publicité, c’est bien dommage pour vous mais vous ne toucherez rien.

Petit calcul de vos revenus potentiels

À combien s’élève le CPM actuellement sur YouTube? Difficile à dire.

Google est généralement enclin à nous fournir des infos directement sur la première page de son engin de recherche. Mais là, pas de veine. La compagnie n’est pas particulièrement bavarde sur le sujet.

Même les différentes sources spécialisées ne s’entendent pas elles non plus.

Alors que certains sites parlent d’un CPM entre 5 et 10 $US, d’autres parlent plutôt de chiffres aussi bas que 0,25 $US à 4 $US.

Toutefois, un chiffre ressort fréquemment : 7,60$.

Je me sens généreux, on va donc prendre celui-là. Supposons donc qu’un annonceur a payé un CPM (coût par mille) de 7,60 $US (9,73 $CA).

YouTube va vous verser 55 % des revenus. Vous obtiendrez donc 4,18 $US (5,35 $CA) par 1 000 publicités vues et l’entreprise conservera 3,42 $US (4,38 $CA).

Deux outils intéressants vous aideront à déterminer quels seraient les revenus potentiels d’une chaîne YouTube. Ceux de Influencer MarketingHub et de Social Blade. Ce n’est pas infaillible mais ça donne une bonne idée.

En conclusion, la rémunération moyenne hebdomadaire au Canada s’établissait à 976,14 $CA l’an dernier, selon Statistique Canada. C’est l’équivalent de 762,79 dollars américains.

Ça signifie que pour empocher un tel salaire avec une chaîne YouTube, vos vidéos devront être visionnés à environ 50 000 reprises à tous les jours et qu’à peu près 50 % des visiteurs clics sur une publicité ou la visionnent au moins en entier.

Autant vous y mettre immédiatement et, surtout, produire d’excellentes vidéos. Bonne chance!

(Source : Influencer MarketingHub)

Simon Forgues

Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation.

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