En radio, un bon silence vaut souvent mille mots

Le silence n’est pas forcément l’ennemi de la radio. Certes, il peut représenter un gros problème s’il est trop long. Mais bien utilisé, il peut être au contraire un formidable allié.

J’entends souvent des animateurs et des animatrices vouloir combler systématiquement le moindre petit silence en ondes,

Or, le silence peut créer de grandes émotions. Surtout s’il est bien placé.

(NOTE : Vous pouvez aussi écouter ma chronique sur le silence à la radio / Durée : 3m 05s)

 

À titre d’exemple, il peut laisser place au malaise, quand il suit la réponse désinvolte d’un politicien à une question pourtant très importante.

Il peut aussi inspirer la réflexion, le doute, la crainte et plusieurs autres états d’esprit.

Songez-y un instant.

Si quelques secondes de silence mal placées peuvent sembler interminables, d’autres bien placées peuvent créer au contraire un effet extraordinaire.

Mieux que n’importe quel mot, un bon silence peut ponctuer un discours de manière remarquable.

Dans le discours fleuve d’un grand politicien, on trouve très souvent des silences placés de manière très stratégique pour marquer l’importance des mots, ou encore susciter la réflexion chez l’électorat.

Que font les gens quand ils sont témoins d’un silence à la radio ?

Ils tendent bien souvent l’oreille. Oh ! Un silence… Que va-t-il arriver ?

C’est précisément à ce moment-là que vous lancez votre affirmation avec fracas au terme de cette « ponctuation muette ».

Sachez bien utiliser les silences. Ils vous rendront de fiers services.

Simon Forgues

Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation. Il est aujourd'hui directeur des communications à l'ARC du Canada où il s'occupe notamment de la présence web.

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