À quoi ça servirait à l’État d’investir dans la sauvegarde des médias?

Mardi le 20 juin, sur le site du quotidien Le Devoir, un texte d’opinion a attiré mon attention. Ça parlait de journalisme et de sauvegarde des médias.

Le texte « Appuyer les médias? Oui, et voici pourquoi » faisait à peine plus de 20 lignes. Pourtant, il renfermait une toute petite phrase qui disait beaucoup de choses. Parce que c’est vraiment « essentiel à notre démocratie ».

Alors, pourquoi l’État devrait-il créer un fonds d’aide aux médias? Parce qu’une presse libre et en santé, c’est la base même d’une démocratie.

Sauvons nos médias!

Certes, la presse libre dérange quelquefois. Ça pose des questions, ça interpelle les politiciens, ça égratigne aussi à l’occasion. On l’a vu avec Charlie Hebdo, ça peut même froisser les susceptibilités.

Sauf qu’au-delà de tout ça, la presse et les médias libres en général gardent le peuple informé, éclairé, lucide. Particulièrement dans des radios comme les nôtres où ce sont les citoyens qui les font vivre.

C’est d’ailleurs ce qui distingue encore le Canada de pays comme l’Arabie Saoudite, un État classé 168e au palmarès de la liberté de presse de Reporters sans frontières où l’on emprisonne les blogueurs, ainsi que la Corée du Nord (180e) où la seule agence de presse autorisée à diffuser des nouvelles officielles est celle du gouvernement.

Cela étant dit, je vous ferai remarquer que le Canada a quand même perdu 4 places depuis l’année dernière au classement de la liberté de presse. On est encore loin du 168e rang, mais on est tout de même rendu 22e au classement 2017. Nous étions 18e l’an passé.

Pourquoi sommes-nous passés de la 18e à la 22e place en un an? Difficile à dire, mais j’ai une suggestion pour corriger le tir…

Classement mondial de la liberté de presse 2016 vs 107
(Source : Reporters sans frontières / Classement 2016 et classement 2017)

Une bonne raison de travailler à la sauvegarde de nos médias

Tiens, j’ai une toute petite suggestion pour le gouvernement fédéral en terminant. Créer un fonds d’aide pour aider nos médias canadiens serait peut-être une belle façon de regagner justement les quelques places perdues.

Peut-être suffisamment d’ailleurs pour remonter devant le Surinam et les Samoa, respectivement 20e et 21e, et peut-être même pour dépasser la Slovaquie qui occupe la 17e place.

Investir dans la préservation de la presse et du journalisme, n’est-ce pas une excellente façon de démontrer la bonne santé de notre démocratie?

Attention! Ma suggestion ne sous-entend pas qu’il faille y injecter des fonds uniquement dans le but de regagner les places perdues au palmarès mondial de la liberté de presse. Ce n’est pas ça du tout.

Par contre, si l’on cherche UNE bonne raison parmi d’autres d’investir dans la sauvegarde de nos médias, tout particulièrement en situation minoritaire, en voilà une que je vous offre. Tout à fait gratuitement.

Simon Forgues

Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation.

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