Les magazines ne sont pas seulement dans les kiosques à journaux

On a tendance à croire, à tort d’ailleurs, que le magazine n’est qu’une publication imprimée périodique. Or, c’est une grossière erreur.

C’est vrai. Pour le commun des mortels, un magazine c’est le truc qu’on trouve sur la table basse dans la salle d’attente du dentiste, et qu’on consulte en attendant son rendez-vous.

Or, quand on lit la définition du dictionnaire Le Robert en ligne, l’on constate que le magazine est aussi une « émission périodique de radio, de télévision, sur des sujets d’actualité ».

À titre d’exemple, des émissions radiophoniques comme La Semaine verte (aussi télévisée) ou encore Les Années lumière à la Première chaîne de Radio-Canada en sont de parfaits exemples.

Si la première émission traite de sujets liés à l’agriculture, la pêcherie, l’alimentation et les questions environnementales en outre, la seconde s’intéresse plutôt à l’actualité scientifique.

 

Les caractéristique du magazine radio

Évidemment, c’est un format d’émission où l’on parle beaucoup. Il n’y a généralement que très peu de musique.

Ce sont souvent des émissions d’une heure ou même deux, mais plus rarement trois heures.

Il faut savoir doser les interventions d’un ou même de deux animateurs, les entrevues, les discussions et les reportages.

La ou les thèmes choisis comptent pour une grande partie du succès. Mais, sans un animateur à la fois intéressé et intéressant, la formule risque de tomber à plat.

C’est autour de ses interventions, ses questions, ainsi que ses interactions avec les invités et les collaborateurs que sera construite l’émission et qu’on réussira à accrocher l’auditoire.

On n’y discute que très rarement de façon stérile de la pluie et du beau temps, et, si tel est le cas, ce n’est jamais très long. À peine quelques instants pour faire le pont entre les sujets.

Le magazine radiophonique doit enrichir l’auditeur en lui apprenant des choses. La plupart du temps par de la vulgarisation afin de l’amener à la compréhension du ou des sujets.

 

Un petit calcul pour mesurer son impact

De tous les formats d’émission, c’est sans doute l’un de ceux qui comble le mieux les besoins en matière de création orale pour respecter la Politique relative à la radio de campus et à la radio communautaire du CRTC.

Le Conseil exige en effet que vous mettiez en ondes au moins 15 % de créations orales par semaine de radiodiffusion, et qu’elles soient toutes produites localement.

Sur une semaine de 126 heures, c’est dire qu’il vous faudra consacrer tout près de 19 heures (18.9) au contenu parlé.

C’est beaucoup, dites-vous ? Énorme, en effet.

Or, dans une émission musicale, les interventions font rarement plus d’une à deux minutes.

Si l’on ne fait qu’entre quatre et cinq interventions à l’heure, il faudra donc plusieurs émissions musciales pour créer autant de contenu oral qu’un seul magazine radiophonique où l’on parlera pratiquement toute l’émission.

Un microphone noir et gris devant un ordinateur
Photo par Elijah Merrell
De quoi parle-t-on ?

On pense, souvent à tort, que le magazine radio requiert une préparation titanesque. Pas nécessairement.

Avec un animateur intéressant et curieux, qui pose de bonnes questions à ses invités, l’émission se bâtira presque d’elle même au fur et à mesure que vous la produirez. Et, j’exagère à peine.

Quels sujets pourrait-on  aborder dans des radios communautaires comme les nôtres ?

Un magazine hebdomadaire sur la politique municipale serait intéressant. On y interroge le maire et les conseillers municipaux, on y traite des dossiers préoccupants ainsi que des questions posées par les citoyens.

Une fois par semaine, on y trace le bilan de la dernière réunion du conseil et des règlements municipaux qui y ont été débattus. On pourrait créer un ou deux courts reportages qui assureraient la transition entre les échanges.

Dans une région agricole, on fera un magazine d’une heure sur l’agriculture dans lequel on donnera les prix des matières premières (grains, carburants, engrais, etc.), la valeur des denrées qui se transigent au Chicago Board of Trade et ailleurs dans le monde.

On y fera des entrevues avec des spécialistes (mécanicien de machinerie lourde, météorologue, agriculteurs ou éleveurs, etc.), etc.

Simon Forgues

Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation. Il est aujourd'hui directeur des communications à l'ARC du Canada où il s'occupe notamment de la présence web.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Nos bannières ne sont ni intrusives, ni inopportunes.

Elles sont une source de revenus pour notre organisation sans but lucratif, ainsi qu’une façon de promouvoir les activités de nos collaborateurs et partenaires annonceurs.

%d blogueurs aiment cette page :