Levée de fonds en plein air : 6 choses à considérer avant de commencer

Avant de vous lancer corps et âme dans l’organisation d’activités de levée de fonds, particulièrement en plein air, voici 6 choses à considérer. Avant même de mettre votre projet sur papier.

Certains de ses aspects peuvent sembler des défis insurmontables, mais il n’en est rien.

Une fois votre organisation bien rodée et ces questions réglées, ça deviendra comme une simple case qu’on coche dans un formulaire tellement vous y serez habitués.

« Est-ce qu’on a pensé à l’espace désigné pour les fumeurs? Oui? Parfait! »

L’idée n’est pas de vous décourager

Je ne veux pas vous décourager. Mais, ce n’est pas parce que votre équipe et vous trouvez votre idée géniale, que tout le monde partagera cet enthousiasme.

Voici 6 choses – parmi tant d’autres – qu’il faudra prendre en considération avant même d’organiser votre activité de levée de fonds en plein air.

Lors d’événements en plein air, alors qu’il est plus difficile d’assurer le contrôle des lieux et de la foule, certains étirent parfois l’élastique. Plus qu’ils ne le devraient.

Au risque de me répéter encore une fois, l’idée c’est que vous soyez bien préparés. Non de sombrer dans le découragement avant d’avoir commencé. Mieux vaut être (un peu) trop lucide, que pas assez.

1. Le tabagisme et le cannabis
Cigarette d'herbe magique
(Photo : Pixabay.com / licence CC0)

Si vous organisez un concert ou un festival en plein air, c’est évident que vous serez confronté au problème de la fumée secondaire.

Certains ne rechignent pas à l’idée d’être enfumés par la cigarette ou le cannabis, mais d’autres en revanche sont beaucoup moins tolérants.

Consultez les règlements municipaux et provinciaux sur la consommation du tabac et du cannabis.

Vous pourriez, par exemple, aménager des espaces bien désignés où il est permis de fumer sur le site (si la loi le permet) et d’autres où il n’y aura aucune tolérance. Tout le monde saura à quoi s’en tenir.


2. La présence des animaux de compagnie
Femme avec ses 2 chiens
(Photo : Pixabay.com / licence CC0)

Certaines personnes ne peuvent s’imaginer passer 5 minutes sans leur toutou aux talons, et ce, qu’ils en aient ou pas l’autorisation. Or, les chiens restent des animaux.

Aussi apprivoisés soient-ils, petits ou gros, dans une foule, avec le bruit et souvent des enfants qui courent partout, de fâcheux accidents peuvent survenir.

Je ne vous dirai pas comment gérer la présence des chiens pendant votre concert en plein air, mais juste qu’il faudra y réfléchir. Tolérerez-vous les chiens en laisse? Muselés? Ou, à l’autre extrémité, interdirez-vous toute présence d’animaux de compagnie sur le site?


3. L’alcool
Pichet de bière qu'on remplit
(Photo : Pixabay.com / licence CC0)

Certains ne s’objecteront pas à ce que leur adolescent de 17 ans s’enfile une bière ou deux pendant votre festival. Or, les autorités ne l’entendent pas de la même manière.

Même chose s’il vient le temps de servir une personne qui est déjà fortement intoxiquée par l’alcool.

Préparez ceux et celles qui serviront de l’alcool. Ils devraient savoir distinguer les mineurs, comment demander poliment des cartes d’identification, répondre aux remontrances des parents laxistes, refuser avec tact de servir un buveur trop éméché, etc.

Gardez toujours en tête qu’il en va 1) de la réputation de votre organisation, 2) de votre possibilité de demander à nouveau un permis de vente et de service d’alcool et 3) du bon sens.


4. Le tapage nocturne
Un disc jockey lors d'une fête
(Photo : Pixabay.com / licence CC0)

À l’extérieur ou même à l’intérieur, si votre activité s’étire jusque tard en soirée ou même dans la nuit, il y a des risques que des voisins soient incommodés par la musique trop forte.

Certains fêtards pourraient faire du tapage et, quelquefois, des bagarres surviennent. Respectez les règlements municipaux sur ces questions.

À titre d’exemple, le Règlement R.V.Q 978 sur le bruit à la ville de Québec s’étire sur plusieurs paragraphes et traite du sujet en long et en large. Vouez verrez, on ne prend pas la chose à la légère dans les municipalités.

Vous n’avez pas idée comme quelques plaintes pour tapage ou nuisance publique en provenance du voisinage pourrait gâcher votre belle soirée bénéfice… ainsi que la réputation de l’organisation.


5. Les valeurs de tous et chacun
Jeune femme choquée
(Photo : Pixabay.com / licence CC0)

Vivre en société, c’est vivre avec des gens qui n’ont pas les mêmes valeurs que les nôtres.

Évitez les événements qui pourraient froisser les susceptibilités de certains et optez pour des activités qui font plus largement consensus. Vous êtes quand même à la tête d’un organisme communautaire, non?

Non, “vendre” des célibataires en maillot lors d’une vente aux enchères dans un camping local ne plaira pas à tout le monde à l’ère du mouvement #MeToo. Ça se faisait peut-être lors des ‘beach partys’ des années 1980, mais plus de nos jours.

Vous saisissez un peu l’idée?

Les activités ayant une connotation sexiste, raciste, âgiste et toutes les autres discriminations du genre n’ont généralement pas tellement la cote.


6. L’inclusion et l’accessibilité
Homme en fauteuil roulant
(Photo : Pixabay.com / licence CC0)

Inclure et rendre accessible. Si des gens se sentent exclus à cause de leur handicap, de leur réalité quotidienne ou de leurs limitations, vous risquez fort d’en subir les conséquences.

Vous êtes à la tête d’une organisation sensée représenter la collectivité dans son ensemble. Assurez-vous alors que personne ne soit rejetée de vos activités de levée de fonds et de promotion.

Pensez aux handicapés en outre. Tenez vos activités dans des lieux où l’on trouve des rampes d’accès et des ascenseurs, des toilettes adaptées, etc.

Vous organisez une conférence bénéfice? Aurez-vous recours aux services d’un interprète en langage des signes pour les malentendants?

Vous faites un souper-spectacle? Et si vous aménagiez une halte-garderie avec une gardienne pour les familles monoparentales? Maman ou papa pourra alors assister à la fête, tandis que les tout-petits seront en toute sécurité.

Suggestion de lecture

Ce Guide sur la collecte de fonds au moyen d’activités spéciales (.PDF) rédigé par Ken Wyman, directeur de Ken Wyman and Associates, Inc., conseillers en collecte de fonds est une véritable mine d’or.

Je vous suggère fortement de le consulter. Je m’en suis quelque peu inspiré pour certaines suggestions formulées ici, sans recopier bien sûr, mais il renferme plusieurs autres excellentes suggestions.

 

Ce texte n’a pas été reproduit mais plutôt inspiré par le « Guide de la collecte de fonds au moyen d’activités spéciales » (.pdf), rédigé par Ken Wyman (CFRE), directeur de Ken Wyman and Associates, Inc., Conseillers en collecte de fonds. Édité par le Programme de Soutien aux organismes volontaires du ministère du Patrimoine canadien, 1989. ISBN 0-662-96551-5

Simon Forgues

Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation.

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