Magasiner son école pour apprendre la radio

On dit souvent que la radio ne s’apprend pas tant sur les bancs d’école comme dans la pratique en studio.

Et pourtant…

Effectivement, aucun bouquin ne nous apprendra réellement à bien rendre un texte, à raconter une histoire et donner vie à un récit narratif.

Cela étant dit, si on n’apprend pas à devenir un bon communicateur à travers la lecture et qu’il s’agit bien souvent d’un talent qui vient naturellement, il y a toujours moyen de s’améliorer.

C’est comme pour le chant ou encore la menuiserie. Si on a du talent mais qu’on ne sait pas bien s’en servir, on risque de ne jamais s’accomplir pleinement.

Pour devenir un excellent communicateur, il faut connaître les bonnes techniques et les mettre à profit afin de s’améliorer. Et c’est justement là que les bonnes écoles de radio pourraient vous rendre de fiers services.

Vous aimeriez apprendre l’animation et les autres métiers apparentés à la radio, comme la rédaction publicitaire ou encore la recherche? Voici quelques conseils…

Partir sur de bonnes bases

La radio est un univers qui a son propre vocabulaire et ses techniques bien spécifiques. Ça vaut donc la peine de s’inscrire dans une école reconnue afin d’y apprendre les rudiments et partir sur des assises solides.

La publicité, la rédaction, les techniques de lecture rapide, la pose de la voix. Voilà seulement quelques-uns des sujets abordés dans ces écoles spécialisées.

En Ontario et au Nouveau-Brunswick, deux programmes retiennent particulièrement l’attention.

C’est sans doute celui de La Cité collégiale à Ottawa qui viendra spontanément à l’esprit de plusieurs.

Par contre, il ne faudrait pas oublier non plus que le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick propose un programme intitulé « Communication médiatique » où les étudiants apprendront notamment les principes entourant la communication de masse, le journalisme, la radiodiffusion et plus encore.

Du côté du Québec, la province ne manque pas de maisons d’enseignements où acquérir les compétences nécessaires pour devenir animateur radio. En fait, les écoles sont à ce point nombreuses, qu’on s’étonne presque qu’elles aient toutes des standards de qualité la plupart du temps très élevés.

Sans toutes les évoquer, je nommerai quand même l’École d’animation et de communications Stéphan Roy, Promedia, le Collège radio télévision de Québec, ainsi que le Cégep de La Pocatière dans le Bas-Saint-Laurent ou encore le Cégep de Jonquière au Saguenay.

Bien choisir pour recevoir la bonne formation

Comme je l’écrivais plus haut, ce n’est pas tant dans les bouquins comme dans les exercices pratiques et les conseils de professeurs eux-mêmes expérimentés qu’on apprend dans ce domaine.

Mais pour cela, encore faut-il d’abord savoir vers quoi on se dirige.

Si c’est l’animation qui vous intéresse, cherchez une école qui fournit beaucoup de temps de micro. Idéalement avec des enseignants qui connaissent le métier et qui ont eux-mêmes déjà animé à la radio.

Si, en revanche, vous espérez plutôt prendre du galon dans le montage audio, peut-être choisirez-vous plutôt le certificat en réalisation audionumérique offert à l’Université Laval.

Certaines écoles où vous ne bénéficierez pas tellement de temps de microphone pourraient tout de même vous permettre de décrocher un bon emploi de recherchiste tant les connaissances acquises en salle de classe sont excellentes.

Quelques conseils en vrac…

– Demandez à connaître l’expérience des professeurs ou vérifiez vous-même leur parcours sur le site internet de l’établissement. Ceux qui cumulent plusieurs années d’expérience en ondes connaissent le média, son vocabulaire, ainsi que les trucs du métier.

– Posez des questions sur le taux de placement et les noms de certains anciens étudiants en ondes actuellement.

– Interrogez-les aussi sur les perspectives d’emploi. Demandez si l’on offre des stages ou, à tout le moins, si vous aurez la chance de pratiquer sur une radio fictive.

– Ne vous laissez pas raconter des salades. Les perspectives d’emplois ne sont évidemment plus ce qu’elles étaient jadis à la radio AM et FM. Par contre, le web offre maintenant d’excellentes opportunités. Quand Québecor a accouché de sa propre station QUB radio sur le web, c’est que l’entreprise croyait au potentiel du médium.

– Soyez lucide. Apprenez à connaître vos capacités et ne vous attendez pas à des miracles. Vos chances de décrocher un boulot fondent comme neige au soleil si vous n’avez pas du potentiel en partant. Cela étant dit, les bonnes écoles font toutes un tri dès l’admission.

– Les moins bonnes prendront votre argent sans discernement et vous laisseront souvent avec un bien mauvais souvenir en terminant votre formation. Mais les bonnes ne devraient pas vous faire de fausses promesses.

– Un dernier conseil en terminant. Si vous êtes abonné à certains animateurs radio que vous aimez bien sur Facebook ou Twitter, pourquoi ne pas leur demander à quel endroit ils ont appris le métier? Ce sont d’excellents ambassadeurs qui sauront sans doute vous orienter vers le choix le plus judicieux pour vous.

Simon Forgues

Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation.

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