7 énoncés pour comprendre (un peu mieux) les fausses nouvelles

Voici 7 énoncés qui pourraient vous permettre de mieux comprendre le phénomène des fausses nouvelles et, éventuellement, éviter d’en propager.

Avant de prendre le micro et de rapporter une information à vos auditeurs, vous devriez sans doute prendre conscience de quelques petites choses afin d’éviter la propagation de fausses informations.

1) Une nouvelle qu’on n’aime pas n’est pas forcément fausse
Une jeune femme blonde avec du rouge à lèvres
Photo : Alexander Krivitskiy / Unsplash

L’une des premières choses dont il faut prendre conscience, c’est qu’une nouvelle peut nous choquer ou ne pas refléter nos valeurs mais ne pas être fausse pour autant.

On s’est tous dit un jour ou l’autre « Non ! Ça ne se peut pas. C’est impossible ! », en prenant connaissance d’une nouvelle. Le décès subit d’un proche. Ou encore l’incendie de notre restaurant préféré.

Or, les faits clairement énoncés, démontrés et éprouvés ne sont tout simplement que… des faits.

Définition du Larousse : FAIT [n. m.] (latin factum, de facere, faire) Ce qui est reconnu comme certain, incontestable.

Parlons tout de suite de l’éléphant dans la pièce : le président Trump.

Il fait souvent preuve de déni face à des faits qui lui déplaisent. Il les balaie du revers de la main en leur accolant l’étiquette de “fake news”.

Or, ça ne rend pas les faits moins réels pour autant.


2) Une information qui nous plaît n’est pas forcément vraie
Un homme visiblement content
Photo : Bruce Mars / Unsplash

Dans le même ordre d’idée, ce n’est pas parce qu’une info fait notre affaire qu’elle est forcément vraie.

Ça arrangerait sans doute plusieurs amateurs de hockey d’apprendre que la LNH décide (finalement!) de déménager un club à Québec. Sauf que…

Tant et aussi longtemps que ce n’est pas confirmé, ça reste une rumeur, une spéculation, au mieux une éventualité.

Soyez prudent avant de vous emballer inutilement autour d’une information lue ou entendue quelque part.

La première chose à faire, c’est de prendre un peu de recul. Toujours.

A) Vérifiez;
B) Contre-vérifiez, et;
C) Si vous en avez le temps, répétez à partir du point A.


3) L’opinion et l’information sont des choses bien distinctes
Des pommes et des oranges
Photo : Sarah Gualtieri / Unsplash

L’information s’appuie sur des faits réels et documentés. Il peut s’agir de statistiques, de relevés effectués sur le terrain, de témoignages de personnes impliquées.

L’opinion s’appuie plutôt sur des idées et une interprétation personnelle, quelquefois même de pures hypothèses et des théories.

C’est pour ça d’ailleurs que, dans les bons journaux, la section opinion est toujours distincte de l’information.

Parce que les opinions ne devraient JAMAIS laisser croire au public qu’elles se substituent aux faits.

Assurez-vous, vous-mêmes, de distinguer ce qui n’est qu’une opinion et quels sont les faits.


4) La viralité n’est pas gage de réalité
Des gens tenant des téléphones mobiles
Photo : Camilo Jimenez / Unsplash

Non. Une nouvelle dont tout le monde parle n’est pas forcément réelle.

Nous pourrions être 100 ou même 2 000 personnes à vous raconter le même mensonge qu’il ne serait pas plus vrai.

Tant et aussi longtemps qu’une info virale n’a pas subi l’épreuve des faits, ce n’est qu’une info… virale. Point.

Internet regorge de tels contenus. Ils sont sans doute très drôles à présenter en ondes. Mais encore faut-il qu’ils soient réels et rapportés par des sources fiables et crédibles.


5) Le temps n’arrange pas la réalité
Un calendrier dont les dates sont barrées
Photo : Adam Tinworth / Unsplash

Ce n’est pas parce qu’un mensonge circule en ligne depuis 5 ou 10 ans qu’il est véridique. Un canular ou une erreur qu’on répète ad nauseam ne deviennent pas des vérités.

Consultez les sources dont on vous parle dans ce texte. Ça pourrait vous aider à distinguer le vrai du faux.

Vous y lirez dans certains cas des infos qui circulent depuis plusieurs années, mais qui ne sont en fait que de parfaites légendes urbaines.


6) La popularité n’achète pas la crédibilité
Des gens qui applaudissent une célébrité
Photo : Hayley Catherine / Unsplash

Un mensonge raconté par un élu ou une actrice connue n’est pas plus réel que celui raconté par un quidam.

Une fausse nouvelle reste une fausse nouvelle. Peu importe qu’elle soit énoncée par votre vedette préférée ou votre beau-frère.


7) Internet n’a pas créé les fausses nouvelles
Une affiche rouge avec la mention Internet inscrite en blanc
Photo : Leon Seibert / Unsplash

Tout le monde peut créer une fausse nouvelle. Une personne seule. Un groupe d’intérêt. Une organisation politique. Etc.

Chacun a ses raisons. Par cupidité. Par intérêt politique. Par mesquinerie. Etc.

Les fausses nouvelles existent depuis (pratiquement) la nuit des temps. On s’en sert pour tromper l’ennemi, asservir la population, gagner des élections, stopper des projets, etc.

L’internet et les réseaux sociaux n’ont fait qu’accélérer leur propagation. Tout simplement.

À titre d’exemple, des chercheurs ont calculé qu’une fausse nouvelle lancée sur Twitter circulait à peu près six fois plus vite qu’une histoire réelle.

Ça va vite, n’est-ce pas ? Beaucoup plus qu’à l’époque où les fausses nouvelles étaient rapportées sur le perron de l’église à la sortie de la messe.

On en parle dans des articles de L’Obs, Sciences et Avenir, La Presse et quantité d’autres sources bien documentées.

 

En conclusion

Non, on n’arrivera sans doute jamais à éradiquer les “fake news”. Celles-ci existent depuis la nuit des temps, comme je le disais précédemment.

Par contre, on peut apprendre à les détecter, afin de ne plus en répandre soi-même et les combattre.

Lisez ce texte (« Fausses nouvelles : 5 questions à vous poser pour éviter d’en partager ») qui vous aidera à distinguer une fausse nouvelle.

Avant d’entrer en ondes avec une info, assurez-vous que vous ne contribuez pas vous-même à propulser une fausse nouvelle du cyberespace jusqu’au monde réel.

Simon Forgues

Diplômé en animation radio/télé au début des années 1990, il a œuvré pendant près d'une vingtaine d'années dans diverses stations de radio et a cumulé également des tâches en coordination musicale et à la programmation. Il est aujourd'hui directeur des communications à l'ARC du Canada où il s'occupe notamment de la présence web.

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